Archive for April, 2009
Marion, the return
Salut les ragondins des talus !
Vous pensiez que j’Ă©tais morte ? Bin non, mĂŞme pas. Je suis mĂŞme bien vivante, la paupière gonflĂ©e et le bol de Smacks (sans lait) Ă portĂ©e de main, une journĂ©e de boulot dans les pattes et des infos toutes croustillantes au bord des lèvres (mais vous ne saurez rien), bref, ça farte comme un surf deux heures avant le Roxy Jam.
Tout ça pour dire que tout Ă l’heure, mon cousin a Ă©crit dans son statut Facebook “J’aimerais surfer autre chose qu’internet”, et ça m’a bien fait rire.
Enfin, je vois bien vos mines dĂ©confite après ce temps d’absence, mais prĂ©parez-vous, je le referai, j’ai trop aimĂ© vous voir dĂ©battre sur le sort de cette pauvre mouche qui n’avait rien demandĂ© Ă personne. En plus, ça me rassure sur le fait que ce qui vous fait rĂ©agir n’est pas seulement le cordon du tampon de Britney Spears qui dĂ©passe lors d’un de ses concerts, c’est toujours ça.
Bon, j’arrĂŞte de tourner autour du pot, comme vous me le rĂ©clamez Ă corps et Ă cris (et si ça s’Ă©crit pas comme ça, je m’en fiche), voici ce que j’ai fait de mon week-end avec mes deux grandes copines Huguette et Jeannette: des tas de trucs. MĂŞme que je ne me doutais pas, avant, qu’on pouvait faire autant de trucs en 48h, surtout autant de trucs CULTURELS qui te culturent le cerveau.
C’est bien simple, en deux jours j’ai visitĂ© plus de musĂ©es qu’en vingt-deux ans. La preuve :

(L’expo Tag au Grand Palais, avec les places gagnĂ©es chez Deedee)
Ensuite, vu qu’on est jeunes, on s’est dit qu’on irait bien dans un autre endroit gratuit, et on a attĂ©ri au Louvre :

(Notez la lueur d’intelligence de la blonde Ă cĂ´tĂ© de ma copine, ah oui, c’est moi)
Nan mais sérieux, font chier ces provinciaux qui veulent visiter les trucs touristiques de Paris !! Les vrais parisiens ne visitent que les bars, pas vrai ?
Enfin, heureusement, certains Ă©taient vraiment concernĂ©s par la cause de l’Egypte ancienne :

Et pour mieux se reprĂ©senter leur vraie vie d’avant (mais alors de il y a super longtemps, on a comptĂ© sur nos doigts), on a essayĂ© de vivre comme eux :

(Merci Huguette pour la démonstration)
M’enfin, nous n’avons pas seulement visitĂ© la partie rĂ©servĂ©e Ă l’Egypte, non non, c’Ă©tait ma première fois au Louvre, et ce que je voulais voir c’Ă©tait LA JOCONDE, of course, comme tout le monde. D’ailleurs, avec Huguette et Jeanette, on a vachement kiffĂ© la peinture italienne, on a vraiment passĂ© des heures Ă Ă©tudier les coups de pinceaux, la gĂ©omĂ©trie des visages…

(En vrai, on a passé notre temps à se prendre en photo, on se voit pas souvent)
Pour finir, on est passĂ©es rapidos du cĂ´tĂ© de la Grèce, et je sais pas vous, mais moi la VĂ©nus de Milo, je n’avais jamais vu ses fesses. Un oubli de nos livres d’histoire, sĂ»rement, voilĂ qui est rĂ©tabli :

A la fin, on était vraiment contentes, on avait appris plein de trucs :
Demain, ou un autre jour, je vous conterai le reste du week-end, oĂą qu’on n’a pas fait que se cultiver : on a aussi eu des ampoules, bu de l’alcool, dansĂ© comme des poufs et vu un humoriste très bien, mĂŞme qu’Ă la fin je lui ai parlĂ© mais ai oubliĂ© de lui demander de prendre une photo avec moi, que mĂŞme après m’ĂŞtre rendue compte de mon oubli j’ai couru après lui les cheveux au vent, mais trop tard, too late, so sad.
Bonne soirée les schtroumpfs !
13 commentsPensée du soir
C’est con, une mouche.
17 commentsLe bon plan du vendredi : -50 % sur Poe & Tree
Vous notez la double rime de mon titre ?
(suis super fière, ça fait deux heures que j’y rĂ©flĂ©chis)
Bon, parlons peu parlons bien, il y aura très bientôt des nouveautés sur Poe & Tree. Chouettos !
Mais avant la nouvelle collection, je vous propose, chers lecteurs de Boc, une super rĂ©duc de la mort qui tue complètement exclusive rien que pour vous : - 50% sur tout le site avec le code “BOC”!
Ca veut donc dire 50% sur les bijoux, tous les bijoux, même les nouveautés comme celles-ci :




Par contre (sinon ce n’est pas drĂ´le), ça ne durera que jusqu’au dimanche 19 avril (dimanche qui vient).
Pour en profiter, entrez le code “BOC” au moment de votre commande, ça fera le calcul tout seul !
Bon week-end Ă vous les d’jeunes !
4 commentsDepuis tout ce temps
Yo !
Bon, ça fait un moment que je n’ai rien Ă©crit, c’est que je suis une fille occupĂ©e. Et rassurez-vous, ça fait aussi un moment que ma famille n’a pas eu de nouvelles de moi, je fais l’ermite, en vrai, je boude.
Mais comme je sens bien que vous avez un impérieux besoin de quelques news fraîches, je me lance :
- Poe & Tree est désormais vendu sur www.lejolibazar.com, catégorie Bijoux (of course)
- Ils le seront très bientôt sur autreshop.com (bah ouais, je bosse moi)
- Je m’amuse comme une petite folle avec ce site
- Mes cochons d’Inde ont une nouvelle passion après l’endive : les carottes
- J’ai peur d’aller Ă Cuba. Tout ça Ă cause de Bernard hier sur M6, Bernard est un gros con
- Ce soir j’vais voir un spectacle de danse de Martha Graham au Théâtre du Châtelet avec ma copine Nina, j’ai trop hâte
- J’ai plus de temps lĂ , j’vais me maquiller.
Bisous bisous, et bonne journée les zamis !
1 commentPutain, ils sont revenus.

Ils portent une banane autour du ventre, parlent fort, ont un coup de soleil sur le nez et se balladent en groupe.
Ils marchent lentement, ont toujours un problème d’appareil photo, restent deux heures plantĂ©s devant un plan de mĂ©tro, bloquent les couloirs de correspondance, empĂŞchent de sortir correctement de l’escalator Ă Charles de Gaulle Etoile.
Ils envahissent nos bus, notre Pont des Arts et le parvis de La DĂ©fense. Ils te demandent, et jamais dans ta langue, s’ils sont dans le bon train pour aller Ă Versailles/Ă la Tour Eiffel/sur les Champs ElysĂ©es.
J’en peux dĂ©jĂ plus, d’eux. Et pourtant, nous ne sommes qu’en avril, je crains le pire pour cet Ă©tĂ©.
Bordel, je hais les touristes !!!!!!!!!!!!!
3 commentsDocuments en retard : 4ème rappel‏
Alors voilĂ , c’est lundi matin. Vous avez les yeux dans le derrière et le nez dans votre bol de fraises (votre homme a pensĂ© Ă votre rĂ©gime, c’est fĂŞte), et vous ouvrez votre boĂ®te mail.
Celle qu’on ouvre une fois tous les 4 mois, parce que votre adresse ressemble grosso merdo Ă : loveusedu31000tropfunmegalol@hotmail.com. (Vous aviez 15 ans lors de sa crĂ©ation.)
Et lĂ , vous tombez lĂ -dessus :

Et lĂ , vous vous dites très intelligemment : “Ah, quand mĂŞme…”
Et puis bon, ce bouquin ne vous dit rien. ĂŠtre allĂ©e Ă la bibliothèque non plus… (C’est pas votre genre, les bouquins vous prĂ©fĂ©rez les garder. Et puis de toute façon, no idea ce que vous faisiez en 2007.)
Soudain, vous vous souvenez : Bordel Sylvaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnn !!!! Je vais te tuer !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Explications :
En 2006, lors de votre arrivĂ©e dans la capitale, la bĂŞte Ă poil n’avait plus droit de citĂ© dans les bibliothèques parisiennes. Aucune. La raison ? Je leur dois environ 200 € de retards de bouquins, dits bouquins que j’ai perdus, et en plus j’ai jamais payĂ© mes droits d’inscription. Tu comprends ?
Amoureusement, et contre une Ă©nième “Je t’aime”, vous lui prĂŞtez votre identitĂ© afin qu’il puisse rĂ©-avoir une carte de bibliothèque.
Et voilĂ ce qu’il en fait !!!!!
(J’vais l’Ă©triper)
7 commentsAttention, ça fait mal
Lundi soir, je suis allĂ©e voir le film “Celle que j’aime”.

La distribution (Marc Lavoine, GĂ©rard Darmon, Barbara Schulz), est allĂ©chante. Je pars voir ce film dans d’excellents dispositions. En plus en ce moment, je bataille pour obtenir une interview de Marc Lavoine, ça ajoute Ă mon prĂ©-enthousiasme, bref, vous visualisez.
1h43 plus tard, comment dire… J’ai dĂ» sortir mon carnet pendant la projection afin de noter les maladresses si Ă©normes qu’elles deviennent balourdises, pour noter la faussetĂ©, le grossier, le mal jouĂ©, pour tout dire, la nullitĂ©.
L’histoire, tout d’abord : Isabelle (Barbara Schulz) est une jeune trentenaire parisienne, maman d’un petit garçon d’une dizaine d’annĂ©es (Achille, jouĂ© par Anton Balekdjian), divorcĂ©e de Jean (GĂ©rard Darmon) et amoureuse d’Antoine (Marc Lavoine). Le fils n’accepte pas le nouvel amoureux, le père ne cache pas son ressentiment face Ă cette relation, le beau-père tente de se faire aimer par l’enfant et au milieu la mère est toute stressĂ©e. Rien d’extraordinaire donc, mais avec quelques dialogues bien sentis, ça aurait pu fonctionner.
C’est donc ici, dès le dĂ©but, que la bât blesse. Les dialogues sont affligeants de nullitĂ©, et les personnages bavards. Un comble. Les premières minutes, c’est Achille qui fait la voix off. Le ton est Ă cĂ´tĂ© de la plaque, c’est niais, voilĂ .
Il raconte sa mère, sa si chère maman qu’il aime, qui est belle, indĂ©pendante. La maman, ah bah tiens, la voici qui apparaĂ®t Ă l’Ă©cran. Barbara Schulz est belle, certes. Mais bordel, qui est la styliste du film ? Isabelle arrive seins nus sous un tee-shirt loose, gilet de cafetier, jean slim, bolĂ©ro noir et talons vulgaires, tout y est : elle est ridicule. A force de trop vouloir copier la mode du moment, en sĂ©lectionnant tous les hits de l’annĂ©e dernière, la crĂ©dibilitĂ© du personnage prend un sacrĂ© coup.
Pour ne rien amĂ©liorer, l’actrice a du mal. SacrĂ©ment, mĂŞme. Son petit air idiot Ă la Clotilde Courau la rend dĂ©testable, son jeu est Ă cĂ´tĂ© de la plaque, en un mot, elle est crispante.
Question rythme, ce n’est pas mieux. Enfin, comment pourrait-on en parler ? Il n’y en a aucun. La première heure, on s’emmerde, les quarante minutes qui suivent, on ne comprend plus. Entre l’allergie aux fraises presque meurtrière d’Antoine qui le mène tout droit Ă l’hĂ´pital et les fausses accusations du fils (son beau-père le bat, alors qu’il s’est volontairement fait tabasser par un grand de l’Ă©cole), l’histoire prend une tournure burlesque… qui vire rapidement au rire jaune. Elie Chouraqui (le rĂ©alisateur et scĂ©nariste, donc) se serait-il soudainement rendu compte qu’il n’arrivait Ă rien raconter de palpable pour inventer des scĂ©narios catastrophe de ce type ?
Enfin, la BO sirupeuse et la cacophonie ambiante finissent de nous achever.
Alors certes, on voit bien que Lavoine et Darmon font ce qu’ils peuvent pour soutenir le film, avec leur gouaille lĂ©gendaire que j’aime tant. Peine perdue les garçons, avec les phrases qu’un rĂ©alisateur sans talent vous fait dĂ©biter.
Je pensais qu’il suffisait de vous rĂ©unir pour prendre son pied, mais c’est dans ces moments-lĂ qu’on rĂ©alise le travail d’un Marc Esposito.
De clichés lourdingues en lieux communs, ce film personnifie la médiocrité.
Il sort le 22 avril, et ce mĂŞme jour, c’est la JournĂ©e de la Terre. Partez plutĂ´t planter une tulipe.
A mes lecteurs masculin : sachez que Barbara Schulz tourne beaucoup de scènes nue… Pour garder les spectateurs dans la salle, peut-ĂŞtre ?
6 commentsArkaĂŻve
Je vous ai dĂ©jĂ parlĂ© d’Archive ?

C’est l’amoureux du pays enneigĂ© qui m’avait offert l’un de leur CD pour mes 17 ans, je me souviens bien, dans la ville de Voltaire, qui est aussi lĂ oĂą vit mon Papa.
Moi, Ă ce moment-lĂ , je connaissais pas du tout. D’ailleurs, en dĂ©chirant le cellophane, j’avais dit : Tiens, Archive, c’est marrant comme nom, c’est quoi ? (En plus, j’Ă©tais un peu déçue d’avoir qu’un CD pour mon anniv. OĂą Ă©tait passĂ© le diamant?)
Lui, il avait rĂ©pondu : On prononce ArkaĂŻve chĂ©rie chĂ©rie, et c’est encore un CD sur lequel tu vas pleurer. Je sais que t’adores ça.
Putain le con, il avait raison.
Archive, qu’on prononce ArkaĂŻve donc, ils ont fait des chefs d’oeuvre. J’hĂ©site un peu Ă dire qu’en Ă©coutant Sleep je ressens les mĂŞmes choses qu’avec Hallelujah de Jeff Buckley, parce qu’après vous allez croire que je compare, et non, je ne compare pas, m’enfin quand mĂŞme, y’aurait matière.
Tenez, écoutez :
D’ailleurs, il n’y a pas que Sleep qui est lacrimalement intĂ©ressant, Fuck You est pas mal non plus, malgrĂ© les paroles un brin haineuses, que j’ai plus tard reportĂ©es sur l’amoureux en question.
There’s no light in your eyes and your brain is too slow
Can’t believe you were once just like anyone else
then you grew and became like the devil himself
Pray to God I can think of a nice thing to say
But I don’t think I can, so fuck you anyway
Bet you sleep like a child with your thumb in your mouth
I could creep up beside, put a gun in your mouth
makes me sick when I hear all the shit that you say
so much crap coming out, it must take you all day
There’s a space kept in hell, with your name on the seat
With a spike in the chair just to make it complete
When you look at yourself do you see what I see ?
If you do why the fuck are you looking at me ?
Bref, j’adore.
Vous connaissiez ? Vous aimez ? Vous voulez créer un club des nanas qui pleurent sur Archive avec moi ? Vous allez utiliser les paroles de Fuck You pour votre ex ?