Ballerines ou Converses

Archive for March, 2008

Comment arrĂŞter de donner son salaire Ă  Mavala

March 30th, 2008 | Category: Je ris de me voir si belle en ce miroir !

Moi, j’aime bien avoir des ongles propres et bien vernis. Sauf que je suis une buse en manucure-at-home, que j’en fous partout, et que les 20 euros chez Mavala toutes les semaines, ça fait bien trop cher.

Du coup, j’ai dĂ©cidĂ© de m’Ă©quiper pour ĂŞtre devenir moi-mĂŞme une pro de l’ongle, et croyez moi y’avait du boulot. Le secret d’un bon artisan ? De bons outils !

J’ai donc dĂ©cidĂ© de m’offrir un polisseur/limeur/brilleur chez SĂ©pho-pho, mĂŞme qu’il ne coĂ»te pas un bras (15 euros !) et qu’avec j’ai des ongles splendides. Moi qui croyais que les stries Ă©taient inĂ©vitables, j’apprends qu’en quelques secondes de poli-truc, tout s’efface, c’est doux………Et ça brille ! Sans vernis ! Mais oui mesdemoiselles, le truc incroyable.

Reste donc l’Ă©tape couleur, j’en ai marre du transparent, c’est que j’ai plus 12 ans et demi, et qu’il faudrait voir Ă  devenir une vraie femme de temps Ă  autres, ou au moins Ă  en donner l’illusion. Du rouge, bien sĂ»r. Or qui sait poser un rouge correctement ? Pas moi.

IncitĂ©e par les essais de tout un tas de blogueuses des autocollants-vernis (nail patch si vous voulez vous la pĂ©ter), j’achète le truc. Et bien l’effet est tout simplement renversant. Chers, par contre, ils restent (7, 90 euros).

Enfin, maintenant j’ai des ongles tout doux et tout beaux, et je claque la porte Ă  mon dĂ©couvert de Mavala. Ouf, je me sens mieux… ;-)

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Cirage d’Argan

March 28th, 2008 | Category: Je ris de me voir si belle en ce miroir !

Article rapide aujourd’hui, pas trop le temps de faire plus.

J’ai pris en photo le cirage d’Argan (= baume Ă  tout) dont je vous avez parlĂ© ici, voilĂ  la bĂŞte :

cirage.jpg

Sinon il y a quand mĂŞme une autre petite bafouille lĂ .

Bonne journée !

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Il y a longtemps que je t’aime

March 28th, 2008 | Category: Ou sinon..., Salles obscures

Quand les premières notes du gĂ©nĂ©rique de fin ont atteint mes oreilles, j’ai d’abord secouĂ© la tĂŞte. Tout doucement au dĂ©but, puis de plus en plus fort. Je tapais sur ma poitrine pour laisser la boule oĂą elle Ă©tait, pour ne pas qu’elle vienne grossir ma gorge, mes paupières. Je feignais de rallumer mon portable, de remettre ma veste sur mes Ă©paules. J’Ă©carquillais grand les yeux.

Je regarde les autres, Ă  droite, Ă  gauche. Se lèvent-ils, ou bien restent-ils scotchĂ©s sur leur siège ? Je fais quoi, moi, au milieu de tout ça ? Mes bottines sont toujours ouvertes, je me lève doucement, sans bruit, je me dirige vers le fond de la salle, je remonte la fermeture de mes chaussures, j’inspecte mon sac-Ă -main, je ne fais jamais ça. Tout y est.

Je cherche des moyens de rester encore, mais j’avance, de plus en plus vite, je pousse la lourde porte, une deuxième, j’enchaĂ®ne les marches quatre Ă  quatre, je ne suis pas essouflĂ©e, je sors rapidement du cinĂ©ma, de l’air, vite. Une clope, vite.

Je ne prends pas le mĂ©tro. Comment pourrais-je voir des gens, maintenant, aglutinĂ©s sous des nĂ©ons blafards de vie banale, de quotidien. Je marche pour rentrer, oh ce n’est pas bien loin, quelques vingt minutes. C’est en pente, ça monte, j’ai mal aux jambes, j’avance vite, je ne regarde pas mon reflet dans les vitrines de magasins, je me convainc que mes yeux grossis et humides sont dĂ»s au froid ambiant, je monte, grimpe, cette rue que je connais trop.

Je repense Ă  cette mère silencieuse, Ă  la mienne, Ă  celle que je serai, j’ai peur, j’ai froid.

Allez voir ce film.

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Je fais des travaux dans ma maison - suite

March 26th, 2008 | Category: Parisian life

Voyez, il y a deux jours je vous annonçais que je m’Ă©tais exilĂ©e en banlieue par suite des travaux Ă  venir dans l’appart, sauf qu’entre temps nous avons eu notre entrepreneur au tĂ©lĂ©phone, et que ce cher homme est toujours Ă  Lisbonne dans sa famille (!). On n’aura donc la chance de l’apercevoir que lundi prochain. Re (!).

Oui parce que ce que vous ne savez pas, sauf pour quelques proches bien informĂ©s, c’est que nous dĂ©molissons le mur situĂ© entre le dressing et la cuisine, qui jouxte Ă©galement l’entrĂ©e, pour fabriquer une salle Ă  manger et y mettre une table (marre de manger sur nos genoux). Et que donc, il a fallu vider les dites cuisine, entrĂ©e et, malheur, dressing. Plein Ă  craquer, le dressing. (Evidemment).

Or oĂą avons-nous mis tout ce bordel ?? Dans le salon pardi ! Et la chambre ! Mais on s’en foutait, de cet espace inhabitable…Puisqu’on partait chez la soeur de Sylvain !!

Bon, vous avez compris, nous sommes retournĂ©s Ă  la maison…Puisque Monsieur Lopez (ça ne s’invente pas) ne viendra pas avant quelques jours. Et puis on ne va pas tout re-ranger, donc nous vivons dans un bordel incroyable. Et croyez-moi, ça m’oppresse. Je suis mal dans mes fringues, elles me serrent trop, mal dans mon corps, il n’a pas assez de place pour Ă©voluer, mal dans mes yeux, c’est une horreur ici !!!

Vous ne me croyez pas ? Voyez donc ça…

salon2.jpg

salon.jpg

Il y a quelques dĂ©ductions, informations, messages cachĂ©s dans cette dernière image… Saurez-vous les retrouver ?

Edit : Ca doit faire maintenant presque 12h que l’article est en ligne, et bin vous ĂŞtes pas forts en devinettes, moi je dis.

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Shampooing miracle ?

March 25th, 2008 | Category: Je ris de me voir si belle en ce miroir !

Comme vous avez pu le constater sur ce blog hautement philosophique, je voue un culte à mes cheveux, ou plus exactement ils prennent une place importante dans ma vie. Rasez moi le crâne, vous ne pourrez me rendre plus malheureuse (snif).

En fait, j’engraisse les firmes de shampooings. Unilever me connait bien. Ou alors le numĂ©ro de ma carte bleue. Je lave mes cheveux tous les jours, j’ai une sainte horreur des cheveux gras, et mĂŞme si je suis la seule Ă  sentir qu’ils ne sont pas de première fraĂ®cheur et que mes proches me prennent pour une folle, je m’en fiche, je tiens bon, c’est deux shampooings + soin tous les matins, et OUI JE SAIS QUE C’EST MAL, mais c’est comme ça.Et donc, faut bien avouer qu’en la matière, je commence Ă  avoir une certaine expĂ©rience. Et c’est lĂ  que vient ma question transcendentale :

Pourquoi les shampooings sont-ils fabuleux les trois premiers jours et deviennent de vraies merdouilles par la suite ?

Que ce soit un John Frieda Ă  12 000 euros la bouteille ou un Leader Price Ă  20 centimes, je les trouve extraordinaire au dĂ©but : J’ai le poil soyeux, volumineux, brillant, je me dis qu’ENFIN j’ai trouvĂ© la perle rare. Sauf qu’Ă  peine une semaine plus tard, mon cheveu rĂŞche, fin et terne refait surface.

Est-ce que nos tignasses s’habitueraient-elles (trop) rapidement Ă  ces nouveaux produits ?

Existerait-il une mixture qui dure longtemps ? Vos avis ?

Edit de 15h22 : Une explication chez OphĂ©lie, qu’apparemment on nous arnaquerait en nous vendant du poil certes doux mais Ă©phĂ©mère ! Allez voir…

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-20% chez Sephora

March 25th, 2008 | Category: Ou sinon...

Pour celles Ă  qui l’info aurait Ă©chappĂ©, du 25 au 27 mars, -20% sur leur site Internet  www.sephora.fr en saisissant le code ETC8034.

Et aussi en magasin du 27 au 29 mars, pour celles qui ont la carte fidĂ©litĂ©, genre comme moi, que je vais aller les dĂ©valiser en mascara et autres inutilitĂ©s…

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Vis ma vie de banlieusarde

March 25th, 2008 | Category: Humeurs, Parisian life

Rapport au fait que notre appart n’est qu’un vaste chantier en attente de travaux tout plein de poussière, nous nous sommes exilĂ©s chez la soeur de Sylvain, qui habite en banlieue.

Argh.

DĂ©jĂ , premier fait marquant, en banlieue, tu te rĂ©veilles avec le jour. Finie la chambre sombre de l’appartement sombre parce qu’un cinquième Ă©tage ensoleillĂ© Ă  Paris coĂ»te un bras, ici, tu es au premier Ă©tage, et dès l’aube les rayons du soleil viennent te caresser le visage. Au dĂ©but, c’est plutĂ´t destabilisant, je peste que c’est quoi cette connerie, il est mĂŞme pas l’heure de se lever, enfin je finis par me rendormir, tout va bien, petit ĂŞtre…

Ensuite, en banlieue, tu apprends Ă  partager la salle de bains. Tu n’es plus la seule fille Ă  avoir besoin de te laver le corps, les cheveux, une deuxième fois les cheveux, une troisième fois les cheveux (tu es un peu maniaque des cheveux) avec douze produits diffĂ©rents, maintenant y’a de la nana dans la place, et alors que tu t’Ă©tais levĂ©e un peu en avance pour faire un bon dĂ©crassage post-Pâques, tu te fais chiper la place. Bon, en mĂŞme temps, tu commences une heure après elle, va falloir arrĂŞter la mauvaise foi un peu, hein.

En banlieue, tu notes nĂ©anmoins que le temps est plus long. Alors qu’enfin tu as accès Ă  la salle de bains, ton maraton douche/sĂ©chage/cheveux/sĂ©chage/crèmage/maquillage/habillage qui intra-muros te prend une bonne heure et quart, se termine en beautĂ© (ahah) au bout de 20 minutes. T’en reviens pas de ressembler Ă  quelque chose après si peu de temps.

Une autre diffĂ©rence, en banlieue, c’est qu’au lieu de tes dix minutes de marche quotidienne pour rejoindre ton lieu de travail, lĂ  tu vas devoir prendre le train. Et ainsi mĂ©langer ta sueur (ou ton Fendi) Ă  tout un tas d’inconnus lambda, avec les yeux aussi bleus que toi, mais qui semblent pourtant avoir perdu toute lueur. Quand t’arrives sur le quai, morte de trouille (tu connais pas bien les transports en commun le matin), tu comprends les autres et perds Ă©galement toute ta naĂŻvetĂ©. Non seulement “Mesdames Messieurs en raison d’un accident de voyageur, nous observons un retard d’environ 10 minutes sur la ligne L, merci de votre comprĂ©hension, blabla” mais en plus le quai est blindĂ©. De chez blindĂ©. Quand le train arrive enfin, tu te demandes vraiment comment tu vas faire pour rentrer, puisque dĂ©jĂ  ils ne semblent plus respirer Ă  l’intĂ©rieur. Comme tu es fourbe, tu te faufiles sans laisser descendre personne, et en en laissant une bonne partie derrière toi. Tant pis.

Pour finir, la banlieue, ça te provoque un cancer du poumon. Parfaitement. En temps normal tu t’en enquilles une sur le chemin du matin, point. Quand tu viens de banlieue, t’en grilles une pour aller Ă  la gare, une sur le quai, et une en sortant du train pour destresser. Faudrait pas voir Ă  mourir d’ennui.

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Ouais bon, la banlieue dont je parle, c’est Courbevoie. Y’a pas non plus de quoi se tirer une balle, et oui je suis devenue une sale bourge !

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Mannequin bafouée (ou pas)

March 22nd, 2008 | Category: Humeurs

geneve-006_gd.jpgJe me souviens, depuis que je suis petite (et encore maintenant), j’ai toujours eu un appĂ©tit de moineau. Oh, il y a bien quelques surplus de raclettes auxquels je ne dis pas non, je passe mes journĂ©es Ă  grignoter tout et n’importe quoi et je suis diplomĂ©e d’Haribo.

Seulement mon corps est ainsi fait : je ne prends pas un gramme, jamais. Je tiens cet atout majeur de ma maman, qui elle non plus n’a jamais pris de poids mĂŞme après une semaine de fondue-raclette-tartiflette-foret noire-choucroute.

Alors forcĂ©ment, ça Ă©nerve beaucoup de gens. Ca en fait sourir certains, et chez d’autres c’est la mĂ©chancetĂ© qui ressort. Et pas forcĂ©ment de la part de ceux qu’on attendait.

J’avais 11 ans, ça devait ĂŞtre un dimanche, nous dĂ©jeunions en famille et j’imagine que je n’avais pas beaucoup entamĂ© mon assiette. J’avais mangĂ© ce qui me suffisait, et plutĂ´t que de penser que c’Ă©tait l’assiette qui Ă©tait trop fournie pour mon organisme, les convives ont prĂ©fĂ©rĂ© penser que c’Ă©tait moi qui refusait de manger. Par esthĂ©tisme. A 11 ans.

J’avais alors eu le droit Ă  cette phrase fabuleuse, qui reste gravĂ©e encore aujourd’hui : Mais tu sais Marion, c’est fini les mannequins anorexiques, tu peux manger, tu pourras quand mĂŞme devenir l’une d’elles.

J’Ă©tais maigre, alors il Ă©tait admis que je serai mannequin. Un comble : j’aimais aussi le maquillage, les vĂŞtements. Pas de doute, c’Ă©tait mon mĂ©tier rĂŞvĂ©.

J’ai beaucoup souffert de cette pĂ©riode, oĂą malgrĂ© mes Ă©tudes, mes bons rĂ©sultats, mes voyages, mes lectures, mes dessins et tout un tas d’autres trucs, j’Ă©tais cataloguĂ©e, Ă©tiquetĂ©e : Veut ĂŞtre mannequin.

Depuis quelques courtes annĂ©es, tout ceci s’est estompĂ©. Je travaille maintenant, et je suis loin de dĂ©filer. J’ai encore du mal Ă  faire admettre que ce que je fais est aussi un travail qui nĂ©cessite un poil de rĂ©flexion, mais enfin c’est admis : Marion ne sera pas mannequin. En plus, elle a pris quelques kilos, quand mĂŞme.

Seulement hier soir, alors que je pensais cette pĂ©riode rĂ©volue, j’ai eu le droit Ă  : Avec ta soeur vous ĂŞtes très diffĂ©rentes, vous avez chacune vos qualitĂ©s, on ne te demandera jamais d’ĂŞtre aussi forte qu’elle en maths, et on ne lui demandera pas d’accorder aussi bien ses vĂŞtements.

J’Ă©cris ses lignes et j’ai une boule dans la gorge qui grossit. Pourquoi ça ne vient Ă  l’esprit de personne de dire qu’effectivement je suis une brĂŞle en maths, mais qu’en mĂŞme temps je connais le langage HTML, CSS, que j’apprends le PHP et le Flash, que je maĂ®trise des logiciels complexes et que je sais illustrer tout un tas de documents de communication, que j’Ă©cris ?

Est-ce qu’avec mes cheveux blonds et mes yeux bleus, mes 52 kilos et mes fringues assorties, je dĂ©finis une personne Ă  part entière ?

Est-ce que ça suffirait, de n’ĂŞtre que ça ?

Parce que si c’est oui, dites-le moi hein, que j’arrĂŞte de passer mes nuits Ă  vous rendre des services en informatique…

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Petit Ă©loge de l’excès - Caryl FĂ©rey

March 21st, 2008 | Category: Lectures

(Oui, ceci est une rediffusion d’il y a longtemps, mais j’avais envie de parler de ce bouquin, aujourd’hui…) 

Petit éloge de l’excès, auteur Caryl Férey. Je ne saurais vous recommander mieux, et comme mes mots ne pèsent pas lourd à côté des siens, en voici quelques-uns :

“Une fille qui s’était résolue à vomir sa libido sur un fils à papa les poches pleines et la tête creuse, sorte de James Dean sans drame qui l’avait menée à l’est de nulle part…”

“Ce n’est pas moi qui crame c’est leurs corps qui cognent”

“Tomber raide Nietzche à Turin”

“(…) comme elle vient, comme elle vient, c’est bien joli la vie comme elle vient, sauf que coincé dans la gueule ça ne s’expulse pas à la volée (…)”

“Des larmes en sylex pour y foutre le feu.”

“Du désespoir en bloc opératoire”

“On parle d’amour. Il écoute un peu. Et puis on boit un coup…”

“Mon trip serait l’écriture, mon bruit celui de la musique.
A fond, on l’aura compris : autrement on entend rien de la vie.”

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Le baiser irrĂ©sistible Kiehl’s

March 21st, 2008 | Category: La blogofille, ce truc de ouf

Faut croire que c’est un met rare, puisqu’alors que je voulais vous faire un article sur mon nouveau baume Ă  tout Kiehl’s que j’aime d’amour, je ne trouve aucune image sur Gogol !!

La bĂŞte ne serait-elle pas encore sortie ? Sur le site de la marque, tout pareil, je ne trouve pas une seule photo le montrant. Vous me direz, t’as qu’Ă  le prendre toi en photo, et vous n’auriez pas tort, mon compact est dans mon sac mais je n’ai pas le cordon USB. LĂ .

Donc tant pis pas de photo, mais si jamais vous ĂŞtes plus chanceuses que moi, le truc s’apelle “Superbly Restorative Skin Salve” et se prĂ©sente sous la forme d’un pot Ă  cirage.

Lundi dernier j’ai donc risquĂ© un orteil dans la boutique Kiehl’s du Marais. Quand je pousse la porte, une jolie demoiselle vient vers moi, bonjour je suis Marion de *telle entreprise*, ce Ă  quoi je rĂ©ponds bonjour je suis Marion de Ballerines ou Converses, elle me dit : “Ah”. Finalement, j’ai moins l’impression d’ĂŞtre une star, lĂ . Surtout quand j’entre dans “la petite salle du fond” oĂą une attachĂ©e de presse de je sais pas oĂą prend de notes et pose des questions comme une folle furieuse, alors que moi je me goinfre de sablĂ©s au Tofee, en Ă©coutant Ă  moitiĂ© l’histoire de l’huile d’Argan.

Parce que c’est quand mĂŞme un peu ça le but, nous prĂ©senter la nouvelle gamme de produits Ă  l’Argan, alors on parle huiles essentielles, nursery d’arganiers et de Maroc.

Je fais semblant de prendre quelques notes, quand mĂŞme, pour pas faire la touriste de base qui n’est venue que pour se goinfrer (sic). En fait, j’Ă©cris sic, mais je n’ai jamais su ce que ça voulait dire, donc si ça se trouve, c’est complètement hors contexte, vous qui savez Ă©crire, dites moi si je me plante.

OĂą qu’on en Ă©tait ? Le sablĂ© au Tofee. Ah oui. Bon et donc on s’Ă©tale des crèmes sur les mains, on compare les textures, on renifle, que de naturel, donc.

L’intermède se termine avec Bruno, responsable de la boutique Ă  l’allure de savant fou : lunettes rondes et cheveu hirsute, qui nous prĂ©sente pour le coup le reste des produits de la marque, et tout et tout.

Pour finir, le baume Ă  l’argan, faut bien avouer qu’il est top. Les filles de chez Kiehl’s disaient l’utiliser pour coudes, genoux, bisou, caillou, sauf que moi j’en ai rien Ă  faire d’avoir les coudes et genoux secs, par contre mes lèvres c’est du sĂ©rieux, du coup je me badigeonne sans arrĂŞt depuis lundi, rĂ©sultat : mes baisers sont simplement irrĂ©sistibles…;-)

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Oui la photo, c’est un arganier, bande d’incultes.

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