Archive for December, 2007
Parfume-moi
En cette toute fin d’année, j’aimerais revenir sur le plus grosse arnaque de ces derniers temps : j’ai nommé le Chanel n°5. Et le n°19. Et le Allure. Et le Coco, tant qu’on y est.
Pour Noël, j’ai eu carte blanche pour me choisir un cadeau le temps d’une après-midi. D’abord attirée par une fringue, je me souviens soudainement que ça fait 6 mois que je me parfume avec l’eau de toilette de l’homme, décision fut alors prise de prendre un parfum.
Directement je me dirige vers le stand Chanel, je veux le n°5. Je ne l’ai jamais senti, mais la publicité avec Nicole Kidman me plaît tellement, Nicole est tellement gracieuse, classe, belle, que je me dis que si je porte le même parfum je serai comme elle, ou au moins je m’en approcherai.
Evidemment que les publicitaires sont bons, et que je ne suis qu’une cruche.
Heureusement, ce qui me reste de bonne conscience me pousse à sentir la bête avant de l’acheter, et là : répulsion sans équivoque, même mon Oust! à chiottes sent meilleur. Je me rappelle que j’avais également beaucoup entendu parler de Allure, et la description du parfum m’avait plu. Même scénario : Je ne peux pas.
C’est fou comme la perception d’un parfum est subjective, comme les marques doivent rivaliser de créativité pour créer un univers à leur eau enchantée. Ce qui est dommage, c’est que toute cette féerie tombe au moment d’ouvrir le flacon, il ne s’agit plus de tricher maintenant, le produit est là , bien là , c’est à lui de surprendre, plus à Nicole.
Vous aussi vous avez déjà été déçue par un parfum dont vous aviez adoré la pub, où vous vous étiez dit “c’est tellement moi, je suis sûre que ce parfum m’ira, et que je le garderai”, et pis une fois senti, tout retombait ?
PS : Bon finalement j’ai pris le Palazzo de Fendi, que j’adooooooore.
8 commentsComment dépenser 3000 balles en 3 heures
D’abord vous commencez par vous lever. Vous allez au boulot à pied avec une idée précise en tête, en faisant bien gaffe à ne pas vous éclater la face sur le bitume rapport à vos bottes qui glissent, leur mère.
Une fois votre ordinateur allumé, vous chopez le numéro du Go Sport de la Madeleine, et vous demandez à réserver la veste Eider noire que vous avez montrée sur le net à votre copain la nuit dernière, et qui a complètement flashé dessus, et que ça vous arrange bien qu’il ait enfin craqué sur une veste de ski, parce que désespériez de lui en trouver une. Vous dites à la vendeuse que vous viendrez la chercher à l’heure du déjeuner, et vous raccrochez.
N’oubliez pas de négocier votre vendredi aprèm de RTT avec votre collègue, et soyez plus tranquille d’esprit.
Bossez vaguement jusqu’à 13h, puis allez vous faire inviter au chinois à volonté par le sus-mentionné copain. Il vous demandera 3 euros pour compléter l’addition, vous remarquerez tout haut que quand même ce n’est pas très gentleman, mais sortez la monnaie. Ensuite vous lui direz que vous allez à la FNAC, alors que vous vous perdrez allégrement en cherchant ce putain de Go Sport de la Madeleine.
14h : Une fois arrivée là -bas, vous récupérerez la veste en question, et noterez qu’elle n’a pas l’air bien épaisse. Demandez confirmation au vendeur que c’est bien une veste de rando, et non de ski, et dites-vous que vous avez l’air bien bête, maintenant.
Traversez la place de la Madeleine et poussez les portes du Décathlon. Soyez refroidie par l’ambiance néon pourrave du lieu, mais cherchez néanmoins le rayon ski, faites-vous confirmer qu’ici ils ne vendent pas de veste Eider, encore moins noire, rapport au fait que l’homme avait décidé cette année d’être “l’ange noir” des pistes de ski, et continuez à chercher une veste sympa pour avoir l’air moins ridicule à côté de lui cet hiver.
Trouvez une North Face marron foncé, oubliez de regarder le prix en francs, encore moins la taille -M- alors que pour le ski monsieur prend du L et courrez à la caisse vous délester de 2000 balles, en priant pour que la taille aille, et que votre banquier soit soudainement devenu aveugle.
15h30 : Continuez votre chemin vers Haussman, et rentrez dans la boutique Geox. Demandez à essayer les sublimes bottines en cuir marron en 39, et entendez la vendeuse vous dire qu’il ne reste que du 37 et du 40. Insistez pour les essayer en 40, et prenez-vous en pleine face que mademoiselle si vous faites du 39, celles en 40 seront trop grandes pour vous……. Jetez un coup d’oeil rapide à vos Converses dégueulasses et à votre manteau ex-blanc qui a viré au grisâtre depuis, et sans complexe lancez : dites donc, je n’ai pas l’impression que vous ayez vraiment envie de me vendre ces bottines, madame. Elle répondra que quand même c’est cher, et vous partirez en claquant la porte de ce magasin de pétasse, l’air hautain.
Chiffonée par l’incident, vous décidez que si vous avez choisi de rentrer dans la boutique, c’est que vous en aviez les moyens, rentrez au Printemps de la mode, prenez l’ascenseur jusqu’au 5ème étage et courrez vers le stand Geox. Essayez les mêmes bottines en 38, remarquez qu’elles vous vont parfaitement bien, et cassez du sucre sur le dos de la précédente vendeuse avec l’actuelle. Riez un moment ensemble et lâchez les 1000 francs restants.
17h : Repartez le coeur léger et le bras lourd, jouez une petite heure avec Edith, faites-lui quelques câlins, remarquez qu’elle a moins peur qu’hier, et soyez satisfaite.
Offrez la veste à l’homme, notez son sourire béat, souriez un peu, et soyez heureuse…
7 commentsElle s’appelle Edith
On en a longtemps discuté, avec Sylvain, de l’éventualité d’un petit être à la maison. Que ceux qui pensent que c’est parce que nous n’avons plus rien à nous dire aillent brûler vifs sur l’autel des cochons d’Inde abandonnés.
Enfin voilà , ça y est, nous sommes 3 dans notre petit appartement.
Elle s’appelle Edith, elle a 3 mois, déjà 2 dents (et y’a peu de chances que y’en ait d’autres qui poussent), mais reste très appeurée pour le moment. Genre elle bouge pas du coin supérieur gauche de sa cage, pour être précise. Elle a même réussi à faire pipi dans sa boîte en carton sur le trajet, soit approximativement 2 min 30. Evidemment qu’elle est pardonnée rapport au fait que je l’aime déjà , m’enfin quand même.
Ce qu’il faut dire, c’est que tout ceci ne s’est pas déroulé sur un coup de tête, loin de là . On n’est pas du genre à faire un bébé comme ça, nous. On est des gens réfléchis, posés et sages (arrêtez de vous plier en deux). En sortant du boulot j’allais régulièrement lui dire bonjour, de ne pas s’inquiéter, qu’on viendrait bientôt la chercher, qu’elle aurait une famille, qu’on s’occupera bien d’elle; pendant ce temps Sylvain se moquait allégrement de moi, que j’allais devenir conne, qu’il disait, à force d’avoir cet air niais dès qu’on parlait d’elle.
Sauf qu’à l’époque (y’a 3 semaines), on pensait que c’était un “IL”. Sondages fut donc faits dans nos familles respectives, avec les potes, pour savoir quel prénom lui donner. En fin de course il nous restait Henri, Basilic et Joey. Et là aussi arrêtez de vous plier, on n’allait pas l’appeler Choupette ou Craquotte, non plus.
Après moultes dialogues animés de toutes parts, nous avions jeté notre dévolu sur Henri, rapport que ça permettait un raccourci du genre Riri, pas beaucoup mieux que Craquotte, je vous l’accorde. Anyway, hier soir truc de ouf à l’animalerie, je dis “Viens bonhomme” à Henri et j’entends soudainement un magistral et puissant rire sortir du gosier du mec qui s’occupe des trucs à poils : c’est une “ELLE”, qu’il m’dit, et que si je veux un “IL”, bin j’ai qu’à prendre l’angora gris, là . Nan mais vous êtes trop drôle, mademoiselle. Ouais, c’est ça.
En attendant moi Henri/Henriette ça fait 3 semaines que je l’ai choisi(e), que j’imagine sa frimousse caramel le soir en m’endormant sur mon édredon blanc (nan c’est juste pour la rime) et que donc y’a no fucking way que je prenne le truc moche gris, là , comme il dit. Y’a qu’à réaccorder nos violons et basta, de toute façon je me rends compte que je préfère une fille, ça me fera une alliée contre Sylvain, c’est pas plus mal, et puis de toute façon les nanas c’est plus joli.
Dans la voiture, on commence à se creuser la tête pour lui trouver un prénom. Sylvain demande le prénom de la tortue dans Boule et Bill, je réponds Caroline, il dit Ah ouais cool, je dis qu’on a déjà une demie-douzaine de copines qui s’appellent Caroline, et que peut être elles n’apprécieraient pas qu’on donne leur prénom à notre cochonne d’Inde. L’homme acquièsce (orthographe ?), de toute façon j’ai raison, y’a pas matière à débat.
Finalement, ce sera Edith. On lui a donné un prénom de reine, comme ça au moins on est sûrs.
De quoi ? Ah de rien…
*Je vous aurais bien mis une photo, mais Edith est encore pétrifiée de peur ce soir, et je n’ai pas envie de lui imposer un flash dans le museau. Oui, effectivement, des fois je suis aussi humaine.
Edit de 09h35 : Je viens de mettre une photo de son sosie internetien… Elle a la même tête que le mâle, là , en haut. Bonne journée !
6 commentsAvion souvenirs
J’étais en train de regarder cette photo ici, et écoutant Blow de Aaron, là , et c’était vachement bien, presque émouvant.
J’avais oublié ces musiques métalliques, un peu, ces sons anglais, ces Radioheadthings, ces Coldplay-like, j’ai perdu de vue ceux avec qui je les écoutais. J’avais pas pensé que j’avais le droit de les remettre dans mes oreilles sans eux.
J’aimerais quand même bien qu’ils soient là , comme avant, les mêmes qu’en 2003, 2004… Nos étés étaient musicaux, nos nuits sous tente, nos soirées près d’un feu de camp, les crêpes à la bière…
Douce jeunesse, où es-tu passée ?
No commentsJ’étais derrière toi
Comme tous les romans de gare, je l’avais acheté sans vraiment y croire, trop pressée par les annonces de la dame dans le haut parleur, j’avais lu la première et la dernière phrase, j’avais vu que ça parlait d’un couple, ça tombait bien moi j’avais du boulot là -dessus, 5 euros et vogue la galère, ou roule la SNCF, je ne sais plus où je partais, ça parlait d’expats aussi, et j’avais trouvé la couverture sympa, et je m’étais dit qu’entre un Biba et un Cosmo, il trouverait parfaitement sa place.
J’avais juste omis de lire quelques extraits entre les deux couv’, j’avais juste oublié de me poser deux secondes, juste deux secondes, pour comprendre que je n’aurais pas dû acheter ce bouquin, pour ne pas me jeter dessus dès mon entrée dans le wagon.
Allez quoi, les 5, 6 premières pages ? Les premières ont été fatales et je me suis dit que vraiment j’ai un don pour m’attirer les bouquins massue dans les gares, de ceux que j’achète par dessus la jambe, en espérant simplement que ce ne soit pas trop nul. Des mots piochés ça et là , et j’ai l’impression que Nicolas Fargues (puisque c’est lui l’auteur) décrit mon couple dans cinq années, si je ne change rien, je me prend une claque en pleine face, et je fais comme si de rien n’était, et je continue le livre, et je dévore, et je pars en Afrique, en Italie et en Asie, et j’ai l’impression que je suis allée il y a deux semaines en Italie, en fait c’était il y a 3 ans.
Description lente et douloureuse de la ruine d’un couple, à coup de jalousie omniprésente, d’espoir qui fait mal, de “allez va c’est fini, tout ira bien, je redeviens tendre, viens dans mes bras…” et de “non vraiment ce n’est plus possible, je n’y arrive tout simplement plus”.
En fait, cela aurait été une grossière erreur de passer à côté de ce livre.
Ah, le titre ? Le même que celui de ma note. J’étais derrière toi… Si, si.
8 commentsShe wanted to be a lolita
Ce qui est bien avec les fêtes, c’est cette période de trêve plus ou moins prononcée, où l’on range nos rancoeurs au placard pour passer des instants précieux hors du temps.
Ce qui est rigolo, par contre, c’est que trêve ou pas trêve, les trolls continuent à sévir et à nous ravir de leurs mots tous plus réfléchis. Mes trolls à moi ont une quinzaine d’années et s’habillent davantage chez Jennyfer que chez Zadig, tout en faisant preuve d’un humour à couper le souffle.
mwa jador th mé jen é ra le cu d ptite petass ki gueul com d veau d kn parl de tokio hotel.en + c meuf la ne coness rien o rock ca me gegoute elle se prene pr d gothik alr kel coness mm pa led zep etc.vs avé ka tte crevé bande de pute é jrigol pa kan jdi ca.
par Loveusedu02300
Est-ce qu’on était tous aussi drôle à 15 ans ? En fait, je me sens presque flattée de recevoir ce genre de message, ça me remplit mon carnet de perles, nommé aussi “Elles ont dit…”, que je compte vendre très très cher à un éditeur un peu sociologue susceptible de s’intéresser aux nouveaux modes de langage de nos adolescents.
Remarquez, ça permet de bien commencer la semaine, un 26 décembre au matin (un mercredi, oui oui, mais lendemain de Noël). J’vous préviens j’vais digresser à mort. Je crois que c’est la première fois de ma vie que je me réveille avant midi un 26 décembre. En attendant, j’engrange des sousous, et avec les soldes qui arrivent, ça va permettre quelques excès, et vous l’avez vu vous aussi le sac en cuir clair Dior qui s’affiche sur toutes les colonnes Morisse ? Et le réveil simulatuer d’aube Philips (non je n’ai pas mis 20 minutes à me lever ce matin…mais 30.) ? Et la veste Eider de chéri-chéri ?
Finalement, bosser un 26 décembre présente tout un tas d’avantages à posteriori non négligeables…
Et vous ? Vous bossez aujourd’hui ? Ou au moins vous faites semblant ?
8 commentsComme un dimanche douillet…au bout du monde
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Aujourd’hui c’est lundi, mais rapport au fait que c’est Noël on croirait qu’on est dimanche. Or hier, c’était déjà dimanche, j’ai donc déjà eu ma dose d’ennui fatal à 16h derrière un bon Beigbeder, décision fut alors prise de vivre comme un dimanche en éliminant la déprime latante d’hier.
Et s’il y a bien un endroit où je me sens bien sur le net, où le sentiment que je ressens ne pourrait mieux se traduire que par “smooth”, c’est chez Sand et sa grande Lili.
Ce blog, je ne sais plus comment je l’avais découvert, sûrement au moment où je projetais de partir en Australie, mais depuis j’y retourne très souvent, apaisée par le calme néo-zélandais qui s’en dégage…
En ces moments de fêtes, de trêve et tutti quanti, je crois qu’il n’y a rien de mieux indiqué…
2 commentsFêtes et autres
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Ah, cette effervescence flaquienne du dimanche, l’envie générale semble se porter sur une balade autour du lac, moi j’ai froid et pas envie de sortir, préférant un moment de repos bien mérité sur clavier suisse, la culpabilité familiale en sus.
A part ça, c’est bientôt Noël, et comme il me reste encore un brin de conscience festive, j’évite malgré tout de passer ma vie sur le net,
tout en vous souhaitant de très joyeuses fêtes, essayez de passer outre le stress shoppinguien, et profitez de ces instants volés de non-régime et de non-prise de tête…
4 commentsSe rendre compte qu’on est inadaptée…
A la vie en groupe, au froid hivernal, à ce nouveau job, à ta mère ou bien aux pompes Gap.
Ca c’est le truc qui fout en l’air tout ce que t’as cru durant ton enfance, relayé à tire larigo par tes chers progéniteurs, non seulement tu es la plus belle, mais en plus tu es parfaite : faire du shopping avec toi est un vrai problème, tout te va, du coup c’est un enfer pour te refuser la petite robe violette, là , qui te sied si bien…
Résultat t’as tout le temps cru que tout t’allait et que franchement y’avait pas de raison que les adorables petits escarpins plats camel de chez Gap ne suivent pas le même chemin. Limite tu n’as même pas envie de les essayer, tu prends un 39 qui commence par un 4 (mais t’as jamais voulu te l’avouer) et vogue la galère.
Ce qui te reste de conscience de “on ne jette pas l’argent par les fenêtres” et de “est-ce que le camel va vraiment bien avec un jean ??” te pousse à les essayer, un peu, vite fait et un seul pied, et c’est à ce moment précis que ton monde s’écroule.
Non seulement cette immondice laisse apparaitre tes entre-orteils, mais tu ne réussis même pas à fermer la boucle ; sans compter qu’au moment de te retourner tu notes que ton talon dépasse de 5 cm de la pompe, alors que comme pré-cité, t’as pourtant bien pris un 39 qui commence par un 4.
Tu commences donc à douter. Ce que je sais depuis une vingtaine d’années est-il erroné ? M’a-t-on menti ? Ce mec qui il y a 5 ans avait vaguement dit que mes orteils ressemblaient à des saucisses cocktails avait-il raison ? voire même ???????? Suis-je inadaptée à Gap ou est-ce Gap qui est inadapté à toute personne de plus de 3 ans et 4 mois ? La mode est-elle faite pour moi ? N’y vais-je pas un peu trop fort avec le Camel ? Le total-look est-il encore à bannir ? Quid de la saison prochaine ?
Bref, tu repars toute chamboulée, t’hésites grave entre un bon Mac Do et une dizaine de macarons Ladurée, finalement tu prendras un Club Chèvre/Tomates chez Quick, ayant compris qu’aujourd’hui, c’était pas la peine de te la jouer modasse.
5 commentsI love the blogosphère
Maintenant que je suis en passe de devenir une vraie star de la blogosphère (quoiqu’après avoir lu l’article de Violette, j’ai un peu refroidi mes ambitions), va falloir que je sois drôle tous les jours, que mon humour vous fasse cracher votre café devant votre écran le matin, que j’aie tout un tas de bons plans girly auquel cas mon blog ne serait pas un vrai blog de fille (suivez mon regard), et qu’en plus je me la pète grave avec toutes les couv’ de magazines que je fais.
Certes.
Et puis j’ai aussi remarqué ces derniers temps que pour être top grave dans la tendance, il fallait tutoyer ses lecteurs. Si si. La première fois que j’ai vu ça, chez Violette (encore), j’ai kiffé grave le nouveau staïle écritural que ça donnait. C’est pour ça, donc, que j’ai décidé de continuer à lire son blog, ça me changeait des “Alors vous voyez les girlsssss”, et c’était pas plus mal.
Sauf que depuis, la tendance s’est généralisée au point de l’étouffement, même les blogueuses que j’aimais bien rapport au fait qu’elles semblaient ne pas avoir trop pris le melon s’y sont mises, et j’ai commencé à aller lire leur blog uniquement pour les taillader sec dans ma tête (no, I’m not a troll).
Donc voilà , même si c’est plus lourd au niveau du style, je choisis de garder le vous, j’vois pas pourquoi je te tutoierais, lecteur, alors que dans le fond j’espère bien que t’es plus d’un.
Ca me rappelle d’ailleurs une des rares soirées bloguesques où j’ai bougé mes fesses, rapport au fait que y’avait de la fringues moins chère que d’habitude…J’y suis allée avec une amie, et quand nous sommes entrées dans la boutique (une vraie soirée blog de fille se déroule toujours dans une boutique), l’hôte/blogueuse en question nous a accueillies avec un vaste et magistral : “Bonjûûûûûr….Vous zêtes mes lectriiiiiiiices ?”
Oui, d’ailleurs on ne fait que ça de nos journées, te lire, et puis on aimerait bien un autographe aussi.
Laissez-moi vous dire que je ne vais plus sur son blog, j’ai jamais adhéré au concept de l’un et les autres qui suivent, j’ai toujours fui ce schéma, sur la blogo ou dans la vie, j’vais pas commencer maintenant.
Et puis surtout, j’crois que j’aime pas les filles.
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