Archive for September, 2007
Choix n°5 : Un esprit sain dans un corps sain
Je vous en parlais avant-hier, cela fait quelques mois que je suis sans activitĂ© fixe. Sans activitĂ© fixe, cela signifie grossièrement que je me couche(ais) Ă une heure avancĂ©e de la nuit, pour me rĂ©veiller aux aurores de l’après-midi. Entre les deux, glandouilles sur l’ordi, quelques copains Ă voir, semi-remorques de bonbons ingurgitĂ©s, demie-cartouche de Malback inhalĂ©es, bref, un mode de vie hyper sain.
Sans parler de l’inactivitĂ© de mes cellules grises, sĂ»rement le plus dĂ©routant. Pas que d’ordinaire je sois une forcenĂ©e du travail, mais c’est vrai que ne rien faire pendant plus d’un dimanche après-midi, j’ai du mal.
C’est donc en cette rentrĂ©e de septembre 2007 que je reprends les choses en main : nouveau boulot dès lundi prochain, activitĂ©s diverses prĂ©vues le soir, et c’est dĂ©cidĂ©, je mange sain. Je me mets Ă faire la cuisine après une vingtaine d’annĂ©es Ă louper un oeuf au plat, et je dĂ©couvre peu Ă peu les chouettes inventions des grands groupes agro-alimentaires : Les Knorr Vie. (je sais, en plus d’ĂŞtre bon public des Ă©missions de tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ©, je suis aussi particulièrement sensible aux innovations marketing).
Après avoir vu une bonne demie-douzaine de potes succomber Ă ces petites bouteilles de fruits & lĂ©gumes, je me lance. J’ai investi dans les “Pomme-carotte-fraise” et “Orange-banane-carotte”.
Euh alors dĂ©jĂ , Orange/banane/carotte, je surkiffe pas. En lisant les ingrĂ©dients, j’apprends d’ailleurs qu’il y a 11% de potiron !! BĂŞĂŞĂŞĂŞĂŞ…
Par contre, le Pomme/carotte/fraise dĂ©chire sa race grave. Il se boit comme du petit lait, ma nouvelle habitude du matin, c’est lui. Une habitude Ă 1 euro la bouteille de 100 ml. Tiens, peut-ĂŞtre que mon banquier ne va pas ĂŞtre ravi ravi de ma nouvelle vision saine de la vie. Peut-ĂŞtre mĂŞme que je vais devoir choisir entre l’Actimel au prix similaire et ce Knorr Vie.
Pourtant, je trouve l’idĂ©e rĂ©volutionnaire. Non mais c’est vrai, sĂ©rieux, qui a le loisir de manger 5 fruits & lĂ©gumes par jour dans une vraie vie oĂą l’on travaille et oĂą on va faire ses courses chez Franprix (qui a un rayon primeur absolument dĂ©gueu avec des fruits moisis, on est bien d’accord) ? Parce que les petits bandeaux au bas de pubs pour aliments, c’est bien gentil, mais moi je ne vois toujours pas comment faire tout ce qu’ils disent.
Du coup, que des gens inventent ce genre de truc, dans la mouvance très en vogue des alicaments, je trouve ça génial. Sauf que quand même, il faudrait un petit peu arrêter de nous prendre pour des imbéciles, 3 euros pour 300 mL de pomme mixée, on a connu marché plus avantageux.
Je serais curieuse de savoir combien me coûterait de faire cette mixture moi-même.
Les gens de chez Unilever (Knorr), ont quand même tout compris. Jeune parisienne que je suis, où je trouve 1. Un mixer et 2. le temps de préparer ça tous les jours ?
Ouvrir mon porte-monnaie, seul remède ?
Décision : Un corps sain et un compte en banque malsain. Moi, je ne vois que ça.
Et aussi : Oh oui encore, invente-moi des besoins cher marketeux, que je me ruine un peu plus, avec le doux sentiment de faire partie de ceux qui savent & pratiquent. (Et pourquoi je ne sais pas résister ???)
2 commentsPlutĂ´t mourir que de coucher avec…
Dans le cadre d’une belle discussion hier soir sur Qui claquer et Qui fesser (qui donnera lieu Ă un super sondage la semaine prochaine), Isidora a proposĂ© de crĂ©er une liste des hommes & femmes avec qui, mĂŞme pour un shopping illimitĂ© chez ChloĂ©, mĂŞme pour la cagnotte de l’Euromillions (que Mongkut essaie de gagner, par ailleurs), mĂŞme pour une vie entière de thalasso et mĂŞme par amour, nous ne coucherions jamais !!
Pour moi, plutĂ´t mourir que de coucher avec…
- JM Le Pen (trop borgne et trop con)
- Garfield (trop chat)
- Bill de Tokyo Hotel (trop fille)
- Emmanuel Chain (trop sourcilleux)
- Marc-Olivier Fogiel (trop gay)
- Barthez (trop chauve)
- Raphaël de CM1 (nez trop coulant)
- Stéphane Bern (trop roi)
- Nikos (trop chiant)
- … je manque d’idĂ©e lĂ , mais je complèterai dans la journĂ©e, au fur et Ă mesure que les moches me reviendront en tĂŞte… BĂŞĂŞĂŞ…
A vous d’y ajouter vos coups de dĂ©goĂ»t, si ce n’est pas une personne connue, expliquez-nous le contexte !! (genre le mec de 6ème avec des boutons partout et des lunettes quadruple foyer, qui avait essayĂ© un jour de rentrĂ©e des classes de vous soulever la jupe, bref, le mec immonde…et surtout si depuis ledit garçon a bien changĂ© et qu’aujourd’hui vous l’enlaceriez volontiers !)
PS : L’image, c’est Bill du groupe Tokyo Hotel, pour ceux et celles qui ne connaitraient pas. Et oui oui, c’est un garçon. Homme, on ne poussera pas jusque-lĂ , m’enfin. Des tas de filles sont folles de lui, vous y croyez vous ??
19 commentsChoix n°4 : Avoir envie de claquer Mia Frye (ou pas)
Ouais alors tu vois le staĂŻle, you see the groove don’t you ? (…) Elle est you know, plantureuse, like, voluptuous. C’est comme si une old soul, like maybe celle d’une femme de couleur, s’Ă©tait rĂ©incarnĂ©e en elle, it’s just amazing…Ouah, I love it love it love it.
Evidemment, sur le blog, il est un peu difficile de retranscrire cette espèce d’accent amĂ©ricano-ridicule de notre chorĂ©graphe prĂ©fĂ©rĂ©e, c’est dommage, je vous l’accorde.
Seulement voilĂ , mĂŞme si le franglais se rĂ©pand de plus en plus, j’en suis d’ailleurs une des victimes (ou une des actrices, suivant le rĂ©fĂ©rentiel dans lequel on se place — merci Albert), il y a quand mĂŞme certaines limites Ă respecter. Et donc Mia Frye, lĂ , franchement chĂ©rie, tu dĂ©passes les bornes. Ce n’est juste plus possible.
ArrĂŞte de regarder Popstars, me direz-vous. Oui mais ce qu’il faut savoir, c’est que je suis très bon public. Que la plupart de ces Ă©missions de tĂ©lĂ©-rĂ©alitĂ© trouvent en moi la tĂ©lĂ©spĂ©ctatrice idĂ©ale (Ă part que je ne vote pas par SMS, faut pas dĂ©conner non plus). Secret Story, Star Ac’, Nouvelle Star et consoeurs, j’ai Ă©tĂ© de toutes (ou presque).
Pour ma dĂ©fense, il faut aussi que je prĂ©cise que depuis dĂ©but mai, j’ai eu beaucoup (beaucoup) de temps libre. Je me suis sĂ»rement plus ennuyĂ©e qu’amusĂ©e, mais bon, on s’Ă©gare.
Tout ça pour dire qu’en ce moment et jusqu’Ă lundi prochain, je n’ai pas grand chose d’autre Ă faire que de regarder toutes les merdouilles qui passent Ă la tĂ©lĂ©. Dont Popstars, donc. Qui a eu la bonne idĂ©e d’ĂŞtre une quotidienne cette annĂ©e (remarquez c’est la 1ère annĂ©e que je regarde, peut-ĂŞtre que c’Ă©tait comme ça avant…)
Je vois Mia le jour, j’en rĂŞve la nuit, son franglais me hante, c’est vĂ©ritablement mon problème du moment (vivement que je me remette Ă bosser…)
Allez, comme je suis quand mĂŞme dans un bon jour, j’vous ai dĂ©gotĂ© une petite vidĂ©o de la star sur Youtube :
[youtube=http://youtube.com/watch?v=XMZByYM5INc]
DĂ©cision : DĂ©cidemment, et surtout après cette vidĂ©o, j’ai toujours envie de la claquer.
37 commentsJ’adore me faire prendre pour une imbĂ©cile
Cet après-midi, confortĂ©e dans l’idĂ©e que ça y est mon contrat est signĂ© et que donc je peux officiellement reprendre le shopping, je vais traĂ®ner mon postĂ©rieur au Printemps.
C’est Ă dire que mon emploi du temps de ministre commence Ă avoir du mal Ă rester dans ma tĂŞte (euh, Ă©videmment, c’est une blague), le fait est que je rĂŞve depuis quelques semaines d’un agenda, oĂą je pourrais noter tout un tas de bĂŞtises… Rendez-vous donc au 7ème Ă©tage du Printemps de la Maison.
Dès que j’arrive, première constatation : y’en a trop (des agendas). Je me perds, je ne trouve pas çe que je veux, mais Oh qui vois-je lĂ ? Une vendeuse ! Chouette alors !
Je lui explique rapidement la situation : J’en veux un qui commence en septembre, Ă spirale, la semaine sur une double page et surtout, le plan de mĂ©tro Ă la fin. La gentille dame me dit qu’en cette pĂ©riode ce sera difficile de rĂ©unir toutes mes conditions, m’enfin y’a quand mĂŞme celui-lĂ , mademoiselle, il a tout sauf la spirale, mais regardez il reste bien ouvert. Peu convaincue par la couverture en plastoque, je me laisse quand mĂŞme sĂ©duire, c’est que la bĂŞte est Ă 12 euros. Dur de rĂ©sister, donc.
ArrivĂ©e Ă la maison, prĂŞte Ă enlever les coins des semaines dĂ©jĂ passĂ©es, je ne trouve pas le mois de septembre. Pas au dĂ©but du carnet, du reste. Ces cons l’ont foutu Ă la fin, enfin presque.
Peu à peu je comprends, et retourne dare-dare à la première page : Agenda 2008.
C’est pour ça, donc, que septembre n’Ă©tait pas au dĂ©but. En fait, septembre 2007 n’existe pas ici. C’est pas Sarko qui a voulu changer le calendrier, contrairement Ă ce que j’ai pu croire il y a 10 minutes, non non, je me suis juste faite avoir.
J’adore :-( .
Bon, Ă part ça, j’ai aussi achetĂ© un magnifique pull Gap Ă -30% et aussi un ravissant petit gilet anthracite de chez Zara, l’humeur est donc (presque) sauve.
Et vous, vous vous faites souvent avoir dans les magasins ? Quelle est la pire arnaque dont vous ayez Ă©tĂ© victime ?Â
3 commentsChoix n°3 : Lyncher ou ne pas lyncher Britney Spears
Certes, j’ai un peu de retard sur l’actualitĂ©. Promis je me remets bientĂ´t au goĂ»t du jour.
En attendant, tout Ă l’heure j’ai dĂ©couvert un blog bien bien bien. Et sur ce blog bien bien bien, il y avait une vidĂ©o très intĂ©ressante.
Petit flashback : DĂ©but septembre, la belle Britney sonne son retour dans le monde musical grâce Ă un titre aux beats accrocheurs : Gimme more (Donnez-moi plus). Pour ce faire, une prestation scènique est très attendue aux MTV Video Music Awards 2007. On en parle, le chorĂ©graphe a apparemment prĂ©parĂ© un truc de ouf malade, on va tous ĂŞtre conquis. Ce sera un bon et vrai come back, presque contre-signĂ©. Britney est qualifiĂ©e de “professionnelle”, m’enfin on se demande quand mĂŞme comment elle va rĂ©ussir Ă s’en sortir…
C’est Ă dire que depuis ses 16 ans, la petite chĂ©rie a eu 2 gamins, s’est mariĂ©e avec un espèce de loser/rappeur sans talent ni neurone, est allĂ©e se trĂ©mousser sans culotte avec Paris Hilton, a bouffĂ© quinze hamburgers par jour, a rasĂ© sa tignasse. Elle a aussi manquĂ© de faire tomber un de ses gamins, a passĂ© la moitiĂ© de ses journĂ©es en rehab, et donc lĂ , effectivement, soit y’a eu Ă©norme retournement de situation, soit no way elle arrive Ă faire quelque chose de correct Ă ces MTV Awards.
On n’avait pas tort : Britney se ramène les seins, les fesses et le nombril Ă l’air, comme si le corps de ses dĂ©buts Ă©tait encore lĂ . VulgaritĂ©, Ă” vulgaritĂ©. Son play-back est mauvais, elle n’arrive pas Ă suivre. Bref, la dĂ©chĂ©ance complète, notre Brit-Brit est ridicule.
(J’aurais bien mis la vidĂ©o de son show mais Youtube semble avoir censurĂ© ce contenu. Damned.)
LĂ oĂą c’est très drĂ´le, c’est que bien que la presse internationale soit unanime sur la mĂ©diocritĂ© de ce qu’elle a produit (ou pas), les fans, eux demeurent. Aveugles ou amoureux ou les deux (d’ailleurs ça va souvent ensemble), certains persistent et signent : Britney, I will love you forever, you’re my idol and everything you do is just perfect (en gros).
Pour preuve la vidéo susmentionnée :
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=kHmvkRoEowc]
Eh oui, ca fait peur.
DĂ©cision : Continuer Ă lyncher Britney. Oh que c’est bon…
4 commentsChoix n°2 : Sa pâmer ou ne pas se pâmer devant les mascaras gratos de CLINIQUE
Du 3 au 17 septembre, la marque Clinique organisait un “Troc de mascaras”. Vous rameniez un de vos vieux engins dans un point de vente près de chez vous (Sephora, Marionnaud,…) et on vous en donnait un tout neuf—version miniature, mais neuf quand mĂŞme, et de chez Clinique. Soit l’Ă©norme classe, nous sommes bien d’accord.
Comme la plupart d’entre vous, sĂ»rement, j’ai autour de moi (Paris oblige) un nombre incalculable de points de vente Clinique. Suivez mon regard…Plein de points de vente = plein de nouveaux mascaras (puisque dans ma trousse de toilette il y a plein de vieilleries, du temps par exemple oĂą je mettais encore du Yves Rocher sur mes yeux…Ouf, cette pĂ©riode est rĂ©volue).
J’ai fait le tour des Marionnaud, Sephora, NocibĂ©, Printemps et autres Galleries Lafayette et me voilĂ avec tout un tas de mini-mascaras. Clinique proposait 2 modèles : High Impact Mascara et High Definition Lashes. Le premier est censĂ© agir sur le volume et vous procurer ainsi un regard de dĂ©esse grecque, le second sĂ©pare vos cils et bannit Ă jamais les paquets et fait ainsi taire les mecs (car comme dirait un ami comĂ©dien : “T’as de la saletĂ© sur les cils”).
Comme je suis une fille consciencieuse, je me lance dans le test et la comparaison de ces deux petits bijoux. Car mĂŞme s’ils sont gratuits et minis, leur packaging est quand mĂŞme super bien pensĂ©, et, il faut l’avouer, classe.
Donc donc donc… Commençons par celui que j’ai le moins aimĂ© : High Definition Lashes. Certes sa brosse est carrĂ©ment rĂ©volutionnaire, Ă savoir un cĂ´tĂ© poils normaux implantĂ©s en escalier tournant (comment ça j’suis pas claire ?) et de l’autre des petits picots en caoutchouc semblable Ă un sĂ©pare-cils. Le concept est attrayant, sauf que dès le dĂ©but persiste une question capitale : Je commence par quel cĂ´tĂ© ? J’ai essayĂ© les 2 manières, d’abord les picots puis les poils (mouais bof) et les poils puis les picots (bof mouais). Les paquets demeurent, peu de produit se dĂ©pose sur mes cils, bref, j’ai l’impression, dès la première utilisation, que mon tube est vide. Ce n’est sans doute qu’une impression, mais mes cils ne ressortent pas beaucoup, ne sont pas hyper sĂ©parĂ©s, j’suis un peu lĂ©gèrement déçue ma race.
Heureusement que le High Impact Mascara est lĂ . Car celui-lĂ ; c’est une toute autre histoire. Pour commencer, la brosse est nettement plus classique : poils implantĂ©s en escalier tournant (vous voyez toujours pas l’image ? ;-)). De plus, le tube est moins joli. Pas de capuchon argentĂ© et extĂ©rieur vert/noir brillant (alors que tout le monde sait bien que le mat est tendance en ce moment). Anyway, je me lance, et lĂ : Ă” douceur. Le fait de passer cette brosse sur mes cils me renvoie illico aux Bisounours de mon enfance, je me sens enveloppĂ©e d’un doux nuage de coton, rien ne peux m’atteindre (oui, je suis un peu folle). SĂ©rieusement, c’est vraiment doux. Le produit se rĂ©partit uniformĂ©ment sur les cils, il n’y en a ni trop ni trop peu, en fait, j’ai juste un regard de killeuse.
Il en fallait beaucoup, et je ne croyais pas que cela fusse possible, pour me dĂ©tourner de mon Inimitable chĂ©ri (signĂ© Chanel). Je ne jurais que par lui, partout, il Ă©tait mon idole (et non, il ne s’appelait pas Stewball).
Décision : Finir tous mes échantillons Clinique, et courir chez le premier revendeur de la marque acheter le High Impact Mascara. Coco, pardon, pardon, pardon.
4 commentsChoix n° 1 : Conduire ou ne pas conduire dans Paris
“Je suis au bord du suicide, je suis Gare de l’Est.”
VoilĂ mes premiers mots tĂ©lĂ©phoniques Ă l’homme qui m’attendait sagement Ă la maison. Je venais de dĂ©poser un pote Ă Bastille, et souhaitais rentrer chez moi (quartier des Batignolles). Et donc, sans vraiment savoir pourquoi, trois quarts d’heure plus tard, j’Ă©tais Gare de l’Est.
Je roule Ă 10 Ă l’heure, je scrute les noms des rues, je me fais insulter six fois, klaxonner vingt, j’ai Lorie Ă la radio ; je perds peu Ă peu les pĂ©dales. Plus radicalement, j’ai envie de pĂ©ter tous les immeubles qui barrent ma route jusqu’au canap’, je suis proche de la dĂ©pression toyotayène (ndlr : ce mot n’existe pas, vous avez raison) et lĂ tout de suite maintenant, malgrĂ© ces rĂ©actions un poil vindicatives, j’ai juste…envie de pleurer.
Sur un heureux malentendu, je me retrouve place de la RĂ©publique, et embarque sur les Grands Boulevards. Une heure que je les cherchais ceux-lĂ . Une heure que je me disais que c’Ă©tait pas possible, quelqu’un a dĂ©placĂ© les rues, ou les panneaux, ou les deux. Je ne peux PHYSIQUEMENT pas ĂŞtre aussi blonde que ça, je ne comprends pas, cette situation me dĂ©passe. Et puis finalement je trace ma route sur Poissonnière (oui, c’est le nom d’un boulevard), je suis super fière de moi, limite j’imagine ma nouvelle vie de taxi driver, je suis la nouvelle Michael Schumacher, la transat Bastille/Batignolles je maĂ®trise grave.
Jusqu’Ă ce que j’arrive devant l’Ă©glise de la TrinitĂ©, quartier Saint-Lazare, Ă 60 Ă l’heure (Passer la seconde est dĂ©jĂ un exploit, alors 60km/h…), je roule Ă toutes berzingues, et paf : de manière soudainement soudaine, je me rends compte que la rue que je devais prendre est Ă ma droite, alors que je vais tout droit. Sa race.
Ranafout’, clignotant, contrĂ´le rĂ©tro, angle mort et coup de volant, je l’attrape au vol. J’arrive 5 minutes plus tard Ă la maison, le front en sueur, les aisselles humides et l’humeur vacillante.
DĂ©cision : Paris, c’est fini.
8 commentsOn the move
Allez hop, ce midi je remonte dans ma Toyota cabossĂ©e (oui, c’est assez nouveau la bosse, une histoire de poteau qui s’est dĂ©placĂ© dans un parking souterrain, j’ai pas trop compris, mon banquier non plus, mais hĂ©las) et me voilĂ on the move to Paris !
Ah…quel bonheur. Quitter le lac genevois, les cyprès qui balancent au grĂ© du vent (non, effectivement, je ne sais pas ce qu’est un cyprès ni mĂŞme s’il y en a Ă Genève, je trouvais juste la phrase sympa), les couchers de soleil rouges sur le Mont Blanc en face de mon balcon, les copains Ă Plainpalais, les copains dans le Jura, ma soeur qui fait des blagues et la petite qui commence Ă parler, ouais, vivement que ça s’arrĂŞte. :-(
J’suis bien contente de retourner Ă Paris, je vais retrouver une ville qui pue, la non-motivation de sortir dans l’Ă©ventualitĂ© Ă©ventuelle d’un temps correct, le mĂ©tro bondĂ©, me lever le matin, me lever le matin alors qu’il n’y a plus de jus d’orange, me lever le matin alors qu’il pleut, me lever le matin parce que je n’ai pas le choix.
Le truc plutĂ´t sympa, c’est qu’Ă Paris, il y a l’homme. Sans ça, je ne me serais sĂ»rement pas levĂ©e aux aurores (9h) pour prĂ©parer mes affaires.
Après 5 mois d’inactivitĂ© intense, la vraie vie recommence. Damned.
No commentsBallerines ou converses ?
Oui, je sais, j’ai encore changĂ© d’avis. C’est qu’il est dur parfois de se tenir Ă ses choix. De se rappeler pourquoi on a fait une chose d’une certaine manière plutĂ´t que d’une autre. J’avoue, je ne me souviens mĂŞme plus pourquoi j’avais appelĂ© mon blog “When I was a child”. Ou presque.
Cette histoire de choix, c’est donc le nouveau thème du blog. Rien de vraiment rĂ©volutionnaire dans le fond, mais donner une vraie identitĂ© Ă cet espace en ligne, voilĂ ce qui me manquait. Cela faisait plusieurs semaines que j’y rĂ©flechissais, comment donner un ton ? When I was a child, c’Ă©tait vague, trop vague. Ballerines ou converses, c’est une autre approche. Expression d’un avis, d’un choix. Pas sur la chaussure en elle-mĂŞme — quoique ce que nous portons au pied nous aide Ă marcher.
Mais lĂ , il s’agirait davantage de mettre en avant ces dĂ©cisions que nous avons Ă prendre, tout au long de notre existence, ces secondes oĂą il faut trancher, et qui influeront sur tout le reste.
Ballerines ou converses, c’est une vision de ce questionnaire Ă choix multiple qui nous suit depuis toujours…la vie ?!
5 commentsVous avez dit Internet ?
C’est un après-midi comme je les aime, clair, ensoleillĂ©, je ne sors pas et je ne me sens mĂŞme pas coupable.
Avachie sur un fauteuil, ma grand-mère Mamie est sur le canapé en train de bouquiner. Nous parlons de mon autre grand-mère, Nanou. Des nouvelles ?
Et moi de rĂ©pondre : T’as qu’Ă lui envoyer un mail.
Et pourtant, c’est si naturel. Mes deux grand-mères sont sur MSN, elles checkent leurs mails tous les jours, elles maĂ®trisent le Pack Office et Windows XP. LĂ oĂą c’est le plus fort, ce que ce n’est mĂŞme pas nous, leurs petits-enfants, qui leur avons appris Ă s’en servir.
VoilĂ , juste un petit post pour leur dire que je suis fière d’elles, et que Nanou, Mamie aimerait de tes nouvelles (et inversement, j’imagine).
Oui, parce qu’aussi, elles lisent mon blog rĂ©gulièrement, et laissent mĂŞme parfois des commentaires.
Ce sont elles les plus fortes, j’vous le dis.
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