Archive for August, 2007
Pénelope, nouveau prénom à la mode ?
Je sais pas vous, mais moi en ce moment je me sens entourĂ©e de PĂ©nĂ©lope(s). Partout oĂą je vais, chaque fois que j’allume la radio, la tĂ©lĂ©, le web, que j’ouvre un livre ou un magazine, je retrouve ce prĂ©nom.
Pour de bien diffĂ©rentes causes, certes, mais entre PĂ©nĂ© Cruz (l’actrice espagnole), PĂ©nĂ©lope Jolicoeur (personnage “fictif” inventĂ© par PĂ©nĂ©lope Bagieu), PĂ©nĂ©lope la nana d’Ulysse (Ă©mission de radio de tout Ă l’heure) et la chanson PĂ©nĂ©lope d’un certain Jean-François quelque chose, moi je ne m’y retrouve plus.
Alors est-ce vraiment THE prĂ©nom en vogue en ce moment ? J’avoue que l’originalitĂ© est charmeuse, les filles ravageuses, ridicules les rimes les -euses.
Mais rien ne me stoppe, Pénélope.
5 commentsChampionnat du monde d’athlĂ©tisme Osaka 2007
J’adore l’athlĂ©tisme. Je trouve ça magnĂ©tisant.
Enfin…Ă la tĂ©lĂ©, entendons-nous nous bien. La dernière fois qu’on a pu m’apercevoir sur un stade, ou mĂŞme en train de faire du sport, doit remonter Ă l’Ă©poque oĂą Brigitte Bardot Ă©tait encore dĂ©sirable (et non, je n’Ă©tais pas nĂ©e).
Donc derrière mon Ă©cran, je kiffe regarder les athlètes. Non seulement je les trouve beaux (muscles saillants, lycra collant aux couleurs de fort bon-goĂ»t et bijoux porte-bonheur), mais en plus je les admire. Ces gens qui reprĂ©sentent un pays, l’espoir d’une nation, la fiertĂ© de leur entourage, la rĂ©alisation de leur rĂŞve.
Souvent je me dis que moi aussi je pourrais le faire, ils n’ont pas l’air d’aller si vite après tout, et puis la perche ça semble rigolo, on vole. Le lancer de poids fastoche, suffit de se laisser entraĂ®ner par la force centrifuge. Les haies ? Trop fado, tu lèves un peu la jambe et hop tu franchis.
Le truc qui me fait revenir sur mes dĂ©clarations, c’est quand je m’attarde sur les abdos des nanas. Je lève alors mon tee-shirt et admire les miens : Zut, je ne les trouve pas. Z’ĂŞtes sĂ»rs que c’est sur le ventre les abdos ? Parce que moi je ne vois rien…
Finalement, j’avoue, peut-ĂŞtre que je ne pourrais pas faire ce qu’ils font. Et tant mieux. De toute façon, le sport c’est fatigant, et puis je ne vois pas comment j’aurais la force d’aller courir, alors que mes fesses sont littĂ©ralement scotchĂ©es au canapĂ©, derrière France 2 ou 3, et que ça risque fort de rester ainsi jusqu’Ă la fin du championnat.
Et vous ? C’est qui votre prĂ©fĂ©rĂ© ? Pour ma part, j’ai un Ă©norme petit faible pour Asafa Powell. En plus, et je ne le dis pas fort pour ne choquer personne, mais il ne dormirait pas dans la baignoire…
4 commentsAs if I had to, I came back
Je suis rentrĂ©e de Belgique. Une semaine au goĂ»t de bière Ă la banane, de chips au paprika et de caprices mĂ©tĂ©orologiques. Du dĂ©sastre amoureux de Kate Moss et Pete Doherty Ă une reprise de Oasis (She’s electric…). Des Ptis Creux 2 pluvieux, trempĂ©s, Ă s’en torcher le futal, s’essorer les cheveux, s’essuyer le visage et dire le plus simplement du monde : Un dĂĽrĂĽm s’il vous plaĂ®t. Voir ses poches se vider au rythme des coups de mĂ©tro, apprendre quelques rudiments d’indices pour tenter d’approcher la comprĂ©hension du fonctionnement des gouvernements belges, se faire raconter les derniers potins de la famille royale et dire oui oui comme si j’avais une once de connaissances sur le sujet, prendre des photos Ă n’en plus pouvoir, que des moches, des mal cadrĂ©es, mal exposĂ©es, mal focusĂ©es, des floues, des sombres, des “surex”, des Ă “la rien Ă voir”. Et ça y est, je parle belge.
Heureusement que de retour Ă Paris je suis seule chez moi, et ne parle donc qu’Ă peu d’Ă©lus, -mon ordinateur et cette satanĂ©e plaque de cuisson-, sinon des “tantĂ´t”, “houit” et R accentuĂ©s Ă©corcheraient mon français. Damned.
6 commentsMultipost
Bon alors ce post est un multi post Ă multiples buts.
Premièrement, après discussion avec un ami, je pense m’ĂŞtre vraiment mal exprimĂ©e dans mon article prĂ©cĂ©dent. Je ne voulais en aucun cas dire que la peine de mort pouvait ĂŞtre invoquĂ©e dans certains cas (comme le viol d’enfant). Elle est abolie et doit le rester, pour tout et tous, et nous devons croire en l’idĂ©ologie que notre pays (et les autres) vĂ©hiculent Ă ce sujet. Ce que je souhaitais simplement mettre en parallèle, c’est d’ailleurs d’une banalitĂ© affligeante, c’est le “gap” qui peut exister entre ce que la loi française nous impose et que nous admettons, et la rage qui habite chacun de nous après ce genre de fait divers. Seulement comme disait Fièvre, ne laissons pas gagner la rage, sinon nous nous retrouverions du cĂ´tĂ© des barbares, celui-lĂ mĂŞme que nous critiquons.
Ca, c’est fait ;-).
Ensuite, vous avez dĂ» le remarquer, j’ai changĂ© le design du blog. Vous trouvez ça comment ? Plus frais, non ? Toujours aussi lisible, facile de navigation ? J’attends vos remarques !
Enfin, vous dire que je m’en vais quelques jours en vacances au pays des frites et de la bière (oui je sais, quelle drĂ´le de destination pour des vacances… :-#), et que donc je laisse mon blog Ă l’abandon, mais do not worry, I’ll be back soon !
8 commentsSi je ne me retenais pas, je prononcerais “peine de mort”
“LILLE - Le petit Enis, qui avait disparu mercredi après-midi Ă Roubaix (Nord), a Ă©tĂ© retrouvĂ© vivant jeudi peu après minuit grâce au plan “alerte enlèvement”. Le petit garçon de cinq ans a subi des sĂ©vices sexuels de la part de son ravisseur prĂ©sumĂ©, trois fois condamnĂ© pour des faits similaires et rĂ©cemment sorti de prison.” AP. Jeudi 16 aoĂ»t 2007.
Hier soir, nous regardions The Shield, sĂ©rie policière hyper-rĂ©aliste, Ă laquelle je deviens peu Ă peu accro, quand un bandeau rouge s’affiche au bas de l’Ă©cran, les mots sont lancĂ©s : Alerte Enlèvement. Enis, 5 printemps, pas de signe distinctif, accompagnĂ© d’un homme d’une soixantaine d’annĂ©es, plâtre bleu, ou blanc. Disparu dans la rĂ©gion de Roubaix.
Infos de ce soir : Enis retrouvé vers minuit (ouf), violé (pas ouf). 5 ANS. Putain. 5 ANS.
Son ravisseur, Francis Evrard, 61 ans, donc. Condamné par le passé à 27 années de réclusion criminelle, libéré début juillet de cette année. Un mois et demi plus tard : un gamin (de trop) subit les déviances de ce fou.
Je veux bien invoquer le manque de moyens de la justice, des prisons, des structures d’encadrement, pour traiter ces “dĂ©traquĂ©s”. Je veux bien rĂ©flĂ©chir Ă des moyens pour Ă©viter les rĂ©cidives, mieux soigner les dĂ©tenus, rajouter des psys, des mĂ©docs, des assistantes sociales, du boulot Ă la sortie de prison.
Mais franchement, quand je laisse parler mes tripes, je pense simplement : Crève espèce de connard fini.
12 commentsSous la lumière crue de l’halogène
Il fait nuit, ça fait une heure que je tente dĂ©sespĂ©rement de pondre quelques lignes (sans succès), j’ai trop chaud et quelques relans de fromage de chèvre enrobĂ© Ă l’Ă©chalotte, mon esprit est en veille, mon imagination aussi.
Du coup je choisis ce soir de vous parler de mon bouquin Ă moi, le mien de moi, celui qui m’a donnĂ© le goĂ»t de la lecture, celui qui a imposĂ© mes prĂ©fĂ©rences littĂ©raires, celui qui m’a enfin montrĂ© un semblant de chemin Ă suivre, un semblant d’idĂ©e d’un semblant de personnalitĂ© vers laquelle tendre, le livre que j’aimerais transmettre Ă mes amants, mes parents, mes enfants.
Le titre du livre, c’est La femme Ă venir. Toute une histoire. L’auteur, c’est Christian Bobin. J’Ă©cris son nom comme s’il m’Ă©tait familier, comme s’il m’Ă©tait proche. Et puis après tout oui, Albe, son hĂ©roĂŻne, fait partie de la famille, si ce n’est de moi.
Suivi de la vie d’une enfant, puis d’une jeune femme au travers des Ă©tapes de la vie. Dans ses forces et ses faiblesses, dans ses amours et ses dĂ©ceptions, avec toujours une infinie pudeur. L’auteur nous mène dans les profondeurs du doute, du silence, de la perte. Avec une beautĂ© Ă couper le souffle, et quand on a le souffle coupĂ© c’est souvent bon signe, non ?
Et puis ce n’est pas qu’une biographie ; Ă chaque phrase, Ă chaque page on trouve une pensĂ©e unique, une pensĂ©e pour continuer d’y croire. L’auteur nous ouvre les portes de son monde bien plus que celui d’Albe. Il nous ouvre les portes de ce qui pourrait ĂŞtre, et ne sera pas. En lisant ce livre c’est un questionnement que j’ai trouvĂ©. J’y ai rencontrĂ© le rĂŞve, et, paradoxe, je n’ai jamais autant Ă©tĂ© dans le rĂ©el; mais un rĂ©el bien difficile Ă assumer aujourd’hui.
“Il y a une mĂ©chancetĂ© dans le coeur, si enfoncĂ©e qu’on ne pourrait l’enlever sans mourir aussitĂ´t. On appelle ça le dĂ©sir. C’est un des noms pour dire le sombre, comme le clair. C’est un nom qui dit le sombre dedans le clair. La pensĂ©e qui se fige, l’air qui s’alourdit. L’espace qui se ressere. Plus de place, sinon pour deux qui s’apprĂŞtent Ă se dĂ©vorer l’un l’autre. Plus de place que pour un. Plus aucune place dans le monde, pour personne.”
“Albe, deux heures du matin. AllongĂ©e sur le lit, les couvertures relevĂ©es, les draps froissĂ©s. Toujours trop chaud mĂŞme en plein hiver. Elle se lève, ouvre la fenĂŞtre. Elle cherche une Ă©toile dans le ciel. Elle en compte dix-sept, autant que son âge.
Éclat très sombre du violoncelle. Coup d’archet en travers du cœur. Maintenant les musiciens se lèvent, prennent les chaises sous leur bras et regagnent les coulisses. C’est l’adolescence, la fin du premier mouvement. La scène est vide. Les musiciens ne reviendront plus. La suite de la partition fait défaut : à toi d’inventer le mouvement suivant, l’adagio, l’amoureuse lenteur, le sacre immobile. A toi de l’écrire puis de le jouer, toute seule. Toute seule, comprends-tu. Toute. Seule. Devant toi, la terre promise : mariage, enfants, travail. Ce désert. Après quoi, silence. Vers la mort, très chère, nous allons. Tous. En dansant ou en boitant, en riant ou en geignant, peu importe, puisque c’est là que nous allons.
Dans la chambre Ă cĂ´tĂ©, le père ne dort pas. Il Ă©coute le bruit des pas sur le plancher, cette fenĂŞtre que l’on ferme, ces pensĂ©es que l’on ouvre. Albe va partir, c’est normal. Non, c’est cruel. C’est normalement cruel, voilĂ . Je bois trop, je fume trop, c’est normal aussi.”
4 commentsSoyons clichés
Quand je vous disais qu’en France, on trouve des paysages qui coupent autant le souffle que ceux croisĂ©s dans l’hĂ©misphère Sud…ou ailleurs.
PensĂ©e spĂ©ciale pour CĂ©line, ma compagne de voyage en Australie, qui passait lĂ -bas une Ă©ternitĂ© Ă prendre des photos, notamment d’un fameux coucher de soleil Ă Hervey Bay (magnifique, nous sommes bien d’accord…). Et moi je me moquais, parce que 200 photos du mĂŞme panorama, boaf.
Sauf que lĂ , j’ai fait pareil. Je vous Ă©pargne les 199 autres…de rien de rien.
2 commentsEt si Photoshop existait dans ma salle de bains ?
Soyons bien d’accord, les photos que vous avez pu voir de moi sur Internet sont d’une manière gĂ©nĂ©rale allĂ©grement retouchĂ©es. Couleurs, lumière, contraste, mais aussi boutons, grains de beautĂ©, mèche rebelle, rougeurs et dents pas trop blanches.
De toute façon je n’ai pas honte, tout le monde fait ça, je ne vois pas pourquoi je serai la seule moche sur les photos.
Le problème, c’est que j’ai tellement pris l’habitude de retoucher tout et tout le monde, qu’une fois devant le miroir de ma salle de bains, je cherche instinctivement l’outil pansement, fluiditĂ©, densitĂ© -… Le pansement correspondant au stick anti-boutons, fluiditĂ© Ă©quivaut au blush qui permet de structurer le visage et d’annuler les ombres disgracieuses, enfin densitĂ© - permet d’enlever les rougeurs, vive la poudre libre.
Sauf que je sais pas vous, mais moi je trouve ça beaucoup plus contraignant d’utiliser tous ces produits de beautĂ©, plutĂ´t que mon stylet. Je lance donc une pĂ©tition (que vous signez si ça vous touche…sinon n’hĂ©sitez pas Ă me laisser dans mon dĂ©sarroi) pour que quelqu’un de plus intelligent que vous et moi rĂ©unis invente le Photoshop utilisable dans la vraie rĂ©elle pour de vrai.
Pas dit que ma vie en soit absolument meilleure ni que je serais plus heureuse, seulement je garantis que ce serait plus rigolo !
4 commentsBonne idée

Que j’aime ces journĂ©es ensoleillĂ©es.
Que j’aime les journĂ©es actives, oĂą Ă la fin on peut dire : Tiens, tu sais pas quoi, j’ai…..fait une prise de sang, adoptĂ© un hamster, nettoyĂ© la machine Ă laver, fait les soldes chez Tati, pris un verre Ă St Germain, mangĂ© un panini Ă St Michel, cassĂ© mes lunettes Ă St Gobain, papotĂ© avec un taxidriver mythomane, contactĂ© cette vieille copine, appelĂ© mon banquier, rĂ©servĂ© un train, Ă©crit un article, dessinĂ© une fille Ă poil, refait le lit, dormi.
Et tout doucement, on glisse vers le sommeil, avec la sensation d’avoir bien fait de se lever quelques heures plus tĂ´t…
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