Archive for the 'Le ciné de Sylvain' Category
Les randonneurs Ă St Tropez
Il y eu Max Pecas, inoubliable rĂ©alisateur de bijoux tels que « Deux enfoirĂ©s Ă Saint Tropez », « Je suis une nymphomane », ou encore du cultissime « Mieux vaut ĂŞtre riche et bien portant que fauchĂ© et mal foutu ». ConspuĂ©, moquĂ© ou adorĂ©, notre ami Max restera Ă jamais le roi du nanar sexy-comique, car lui au moins avait du style. D’ailleurs, si vous regardez attentivement M6 pendant l’Ă©tĂ©, peut ĂŞtre tomberez vous sur l’un de ses chefs d’Ĺ“uvre… Et cela vaudra presque mieux que de subir les aventures dĂ©sastreuses de ces randonneurs Ă Saint-Tropez.
1h 30 durant, j’ai guettĂ© le sursaut, la scène dĂ©sopilante qui allait me faire oublier ma journĂ©e de boulot. Nenni ! Pas d’histoire, une vague succession de clichĂ©s tropĂ©ziens vus et revus. Comment oser nous faire le coup des 4 copains qui sautent Ă l’eau en oubliant de mettre l’Ă©chelle pour remonter sur le yacht de 40 mètres ? Le ratage est d’autant plus rageant qu’on les aime bien ces comĂ©diens, que la balade en Corse Ă©tait plutĂ´t rigolote et qu’avec le retour du printemps, un peu de plage et de soleil n’allait pas nous faire de mal. On s’est bien foutu de ma gueule. Tout juste suis je rassurĂ© Ă l’idĂ©e que grâce Ă ma carte UGC, j’ai pas vraiment payĂ©, parce que pour 8 Euros, mieux vaut un paquet de clopes et une bonne bière.
3 commentsInto the wild
J’avais laissé Sean Penn en truand inconsolable oscarisé dans « Mystic River ». L’homme me plaît. Sa gueule d’insoumis libertaire parle à mon cœur d’ours polaire en mal de sincérité. Même lorsque j’apprends que ce futur président de jury du festival de Cannes flirtouille avec une top-model deux mois après son divorce d’avec la superbe Robin Wright. Une histoire qui me ferait presque penser à une autre, mais je m’éloigne du propos, et puis on n’a pas encore retrouvé de texto caché dans sa manche…
Avant de rencontrer Petra, Sean s’est intéressé à l’histoire de Christopher McCandless, alias « Alexandre Supertramp ». Un voyageur fou d’à peine plus de 20 ans, qui caressait le doux rêve d’aller se perdre en Alaska. Pour incarner ce poète écorché vif émule de Rimbaud, Sean choisit Emile Hirsh (des faux airs de Di Caprio me dit Marion) et nous embarque sur les routes du continent nord-américain dans un magnifique road-movie.
Forcement, j’ai aimé. La quête, les rencontres, la solitude, l’aventure, la fuite… Forcément, en tant que membre actif de la confrérie des rêveurs d’espace, j’ai mis mes pas dans les siens. J’ai descendu le grand canyon en canoë, conduit une moissonneuse batteuse dans des champs infinis, chanté du Joan Baez dans une veillée hippie. J’ai retrouvé aussi la tristesse et la solitude qui accompagnent la fuite. La succession de rencontres toujours condamnée par les horizons à venir. Ce paradoxe de se sentir au plus près de soi sans pour autant pouvoir le partager. J’ai aimé être lui pendant 2 h 30, j’espère que vous aimerez aussi.
4 commentsBienvenue chez les Ch’tis
3 586 497. C’est le nombre d’entrées enregistrées par « Bienvenue chez les Ch’tis » après pile-poil une semaine d’exploitation. On n’avait jamais vu ça de mémoire de statisticien des salles obscures. Exit les « Titanic », « E.T. » et autres « Star Wars ». Le tour de force est d’autant plus louable qu’il vient clouer sur place les ambitions du désastreux « Astérix aux Jeux Olympiques ». Envolé l’objectif des 10 millions d’entrée pour le chef d’œuvre de Langmann, n’y allez même pas pour goûter la saveur du navet, c’en est un et un bon. Au chapitre des rendez-vous culinaires, mieux vaut parier sur un bon maroilles fondu ou la baraque à frites de chez Momo, place du village à Bergues. Le vent du nord fleure bon le terroir, le rire et les bons sentiments. C’est LE film que l’on cherche avec sa blonde dans la pile de DVD ou parmi les 300 divx, les vendredi soirs de disette : sympa, drôle et pas prise de tête. Les regrettés Bataille et Fontaine avaient raison, « Y’a pas photo ». Entre un Poelvoorde caricatural en Brutus de pacotille, et un Boon facteur à l’apéro facile, la vox populi s’est choisie un roi. Sans rancune…
Le ciné de Sylvain
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Ca y est, la première nouvelle rubrique vient d’arriver !
Pour ceux qui n’auraient pas tout suivi, mon chĂ©ri s’appelle Sylvain et Sylvain aime aller au cinĂ©ma. Chaque semaine, il essaiera donc de vous transmettre son avis sur un film rĂ©cent (ou pas), un blockbuster amĂ©ricain (ou pas, surtout pas, d’ailleurs) ou un petit film Ă©tranger inconnu, mais tellement touchant.
Ses articles seront publiĂ©s Ă la fois sur la page principale, dans la continuitĂ©s des miens, et en parallèle sur la page (en haut Ă droite) nommĂ©e “Le cinĂ© de Sylvain”.
MĂŞme que je lui ai fabriquĂ© une jolie bannière pour son espace, parce que Sylvain sait peut-ĂŞtre Ă©crire, mais Photoshop, c’est moi qui gère. Non mais ;-)
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