Ballerines ou Converses

Archive for the 'Lectures' Category

Devinez de quoi on va parler dans les prochains jours

March 04th, 2010 | Category: Lectures

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(J’ai dĂ©sormais du temps pour lire, et je surkiffe ma race…)

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Orly - Jacques Brel

March 03rd, 2010 | Category: Lectures

Ca faisait longtemps que je n’avais plus lu.

Par manque de temps, mais surtout par fainĂ©antise. Aussi parce que je n’avais plus de bouquin qui me faisait envie, aucune razzia rĂ©cente dans une librairie.

Il y a quelques semaines, en faisant mes cartons, je suis retombĂ©e sur un livre achetĂ© il y a plusieurs mois, presque annĂ©es. Quand j’ai vu la couv’, je me suis immĂ©diatement souvenue oĂą je l’avais achetĂ©, pourquoi, ce que j’avais ressenti en le feuilletant. L’espoir que j’avais placĂ© en lui en passant Ă  la caisse, vite vite, le lire.

Mais il devait faire partie d’un bon stock achetĂ© ce jour-lĂ , et puis je n’avais pas commencĂ© par lui, et puis je l’avais oubliĂ©. Trop bĂŞte.

Ce jour-lĂ , assise par terre dans mon ancien salon, des piles et des piles de livres autour de moi, le cĹ“ur un peu gros, ça m’a fait comme quand on retrouve un vieux billet au fond d’une poche. Ou un paquet de clopes dans un tiroir un dimanche soir. Une grande petite joie.

Je l’ai empaquetĂ©, tirĂ© le gros scotch marron. Ce serait le premier bouquin de ma nouvelle vie. J’ai dĂ©cidĂ© d’attendre d’ĂŞtre dans mon nouveau chez moi pour le commencer.

Il s’appelle “J’abandonne aux chiens l’exploit de nous juger”, et est Ă©crit par Paul M. Marchand. Un auteur, allez j’avoue, dont je n’avais jamais entendu parler.

Eh bien ce livre est un bijou.

Une histoire d’amour, Ă©videmment. Une histoire vraie, surtout. DĂ©rangeante. Un amour qui dans nos sociĂ©tĂ©s est puni par des annĂ©es d’emprisonnement.

La narratrice n’en fait pas mystère, elle est consciente de tout ça, de ces quelques lettres :  i-n-c-e-s-t-e.

Mais c’est plus que ça, ce n’est pas tout Ă  fait ça. Extrait.

“Après avoir fait l’amour, Ă  une Ă©poque oĂą nous n’étions plus Ă  surveiller nos inhibitions, j’avais pris du bout des doigts un peu de sa semence qui coulait entre mes seins. Je l’avais laissĂ©e rouler entre les pulpes de mon pouce et de mon index, comme un nuage que j’aurais dĂ©crochĂ© du ciel.

J’étais une descendante de cette substance laiteuse, de cette Ă©cume visqueuse et Ă©paisse qui me procurait tant de plaisir et que j’aimais sentir me brĂ»ler la peau, le ventre, la langue. J’inspectais ce cristal neigeux pour voir si ça gigotait encore Ă  l’intĂ©rieur, s’il y avait quelques rescapĂ©s en train d’agoniser. Je recelais ma genèse entre les doigts ; de cet excĂ©dent d’euphorie, presque une incontinence, j’étais donc nĂ©e…

Sous mon oreille, j’entendais danser le cĹ“ur de « mon père ». J’ai rompu le silence en lui disant que j’examinais mes origines, la source vive de ma naissance. « Mon père » s’est levĂ© d’un bond, il Ă©tait agitĂ©, il m’a dit : « Ne dis pas ça… Ne dis pas ça… »”

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Bouleversement

November 15th, 2009 | Category: Lectures, Parisian life

Mes p’tites cailles au chocolat kinder,

vous avez vu comment je suis pas lĂ  en ce moment, comment je fais l’ermite et comment j’Ă©cris plus ?

Je sais, c’est une honte.

Pourtant, j’ai plein de trucs Ă  vous raconter, Ă  vous montrer, mais lĂ  j’peux pas, je lis…

Ca :

Ca n’a pas l’air passionnant, hein, comme ça ? Cette magnifique couverture rose pas du tout criard, le sous-titre racoleur… Eh bin j’vais vous dire, pourtant, ça l’est.

Car figurez-vous que je me documente, que j’essaie d’ĂŞtre un peu cultivĂ©e.

C’est qu’il s’est passĂ© un grand changement dans ma vie.

J’avais dĂ©cidĂ© d’ĂŞtre plus libre, de me consacrer davantage Ă  mes p’tits bijoux, et puis bien sĂ»r, je cherchais quand mĂŞme un boulot Ă  mi-temps, histoire d’assurer mes pulsions shopping.

Sauf qu’Ă  force de chercher du boulot, j’ai fini par trouver.

Un truc mĂŞme pas Ă  mi-temps.

Un vrai boulot avec des vrais collègues, à plein temps.

En fait, sans vraiment le vouloir, j’ai trouvĂ© le boulot de mes rĂŞves. Ca s’appelle avoir le cul bordĂ© de nouilles ou avoir tout mis en place, inconsciemment, pour que ça se produise.

Ca s’appelle peut-ĂŞtre aussi avoir des grands-pères qui de lĂ -haut font tout pour moi.

Ca s’appelle travailler chez ELLE.fr.

Et j’vais vous dire, j’m'en remets toujours pas…

Alors pardonnez le manque de nouvelles, de trucs rigolos Ă  lire, mais ce que je vis en ce moment, ça s’appelle aussi une pĂ©riode d’essai.

J’suis sĂ»re que vous comprendrez…

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Devinette

October 22nd, 2009 | Category: Humeurs, Interdit aux moins de 18, Lectures

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Petit a : Je me pétassifie

Petit b : J’essaie d’arrĂŞter de fumer

Petit c : Je vais mourir de toute façon

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Les écrivains ont-ils encore quelque chose à dire ?

October 08th, 2009 | Category: Lectures

Ce n’est pas moi qui pose la question, c’est lemonde.fr, hier.

9782351640845Mais du coup, je me la suis posĂ©e, et ça tombait pas mal vu que j’Ă©tais en train de finir un bouquin que je jugeais puĂ©ril et inutile : “Le Parisien”, de Thomas LĂ©lu.

Depuis, j’ai tout terminĂ©, bien lu toutes les pages (c’est important avant d’en parler), et vous savez quoi ? Mon jugement ne varie pas d’un poil.

Le principe, c’est un homme qu’est amoureux, mais un peu trop, ou pas assez, et qui du coup se pose plein de questions sur tout et finit par devenir un peu tarĂ©. C’est lui qui le dit, sur la couverture on peut lire “J’ai trente-trois ans et depuis deux ans et demi je n’ai plus de cerveau.”

Ça se prĂ©sente sous la forme d’un journal intime, pourquoi pas, sauf que j’ai toujours pas trouvĂ© l’intĂ©rĂŞt du bouquin. On ne sait pas vraiment s’il parle en son nom propre (Thomas LĂ©lu, artiste plasticien / Ă©crivain / photographe), si c’est du vrai journal ou juste du branlage de mou, et surtout, qu’est-ce qu’il a Ă  raconter, le bonhomme ?

A part aujourd’hui j’ai mangĂ© une pomme, c’Ă©tait bon, je ne fais plus caca depuis 2001, ChloĂ© m’a envoyĂ© un texto oĂą elle Ă©crit “bb je t’aime tu es le trĂ©sor de ma vie” et du NAME DROPPING que t’en peux plus, je cherche encore le pourquoi du comment.

Assaillie de doutes, j’ai tournĂ© le bouquin pour connaĂ®tre l’Ă©diteur, vu le truc je m’attendais Ă  Grasset, et puis mĂŞme pas : Flammarion.

J’suis hyper Ă©tonnĂ©e.

Mais comme le garçon m’intriguait, quand mĂŞme, j’suis allĂ©e faire un tour sur son site, puis sur sa page WikipĂ©dia, et lĂ  j’ai pu lire que le monsieur, il faisait de L’ART CONCEPTUEL.

ForcĂ©ment…

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Tope ton bouquin de ouf

September 09th, 2009 | Category: Lectures

9782351640845 Bon, j’aimerais bien qu’un billet sur un bouquin suscite autant de rĂ©actions que celui sur les ballerines (et encore, vous n’avez pas vu le dĂ©bat facebookien), mais j’avoue : j’ai peu d’espoir.

Allez, on a qu’Ă  dire qu’on s’en fiche, et que je parle de ce que j’aime. Ca tombe bien, “Ne pas gĂŞner l’ouverture automatique des portes” de Bruno LĂ©andri, j’adore.

23 nouvelles aussi loufoques les unes que les autres, et Ă  chaque fois, juste après le point final, la mĂŞme pensĂ©e : “Putain, il est trop fort”. (Oui, je suis Ă©galement vulgaire quand je rĂ©flĂ©chis, une vieille tare.)

Les titres des nouvelles me font un peu penser aux Ă©pisodes de Friends (on a la culture qu’on peut) : The one who… LĂ , c’est une histoire : Histoire de l’homme qui fut tuĂ© Ă  coups de pelle en plein dĂ©sert. Histoire de l’archange qui faisait des expĂ©riences sur les humains. Histoire du chimiste qui devint aide-cuisinier dans un fast-food. Et ma prĂ©fĂ©rĂ©e : Histoire du cadeau que vous ĂŞtes fou fallait pas non vraiment fallait pas.

Chaque nouvelle fait environ 3 pages, ça se déguste comme un bonbon, se digère bien longtemps après la lecture, et moi je conseille, je conseille, je conseille.

“Ne pas gĂŞner l’ouverture automatique des portes”

Bruno Léandri

Editions Chiflet & Cie

174 p. - 15 €

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Pardon

March 18th, 2009 | Category: Lectures

Oh pardon.

J’aurais pas du. J’ai honte. Je m’en veux.

Enfin, Ă  ce moment-lĂ … je ne savais pas encore.

J’ai dit qu’un bouquin m’emmerdait, que je le trouvais mal Ă©crit.

C’est vrai, Entre les murs, de François BĂ©gaudeau, Ă©tait dur Ă  lire. Vraiment. Comme j’vous dis tout le temps (ou aux autres, je sais plus), l’Ă©criture m’importe souvent plus que l’histoire.

Et puis finalement, cette histoire, elle était bien.

Sauf que des bouquins de BĂ©gaudeau, j’en avais achetĂ© deux (le trajet en train Ă©tait long). Que le deuxième, je l’ai commencĂ© hier, terminĂ© aujourd’hui et qu’il Ă©tait…

Comme un nuage. De bonheur. Je sais C’EST KITCH BORDEL JE M’EN FOUS.

Il s’appelle Jouer juste.

Les phrases font (attendez, je compte) en moyenne 3 pages, ou 4, je sais plus, de toute façon, elles passent toutes seules, le livre passe tout seul, l’histoire, jeunes gens, celle d’un entraĂ®neur de football qui monologue devant ses joueurs avant la demie-heure de prolongations. Tout le livre tient en ces 10 minutes.

Pendant une centaine de pages, l’homme parle Ă  ces 22 gaillards en short, il leur dit de jouer juste, il leur dit soyez aĂ©riens, il leur dit ne vous abaissez pas au niveau brutal de l’autre Ă©quipe, des Anglais, des insulaires, toujours les insulaires, tellement diffĂ©rents de nous, et je sais qu’un livre sur le football ça vous fait peur, lectorat fĂ©minin, mais il ne faut pas.

Parce qu’il y a Julie aussi, Julie qu’est amoureuse mais pas contente. Julie qui comprend pas, et ne taclez pas, je vous l’interdis en entraĂ®nement et le dĂ©conseille pendant les matchs, pas de tacle, c’est mieux, et arrĂŞtons de nous voir, Julie, car dès que tu rencontres ma mère, tu deviens soeur, et l’inceste…

Evidemment, j’essaie de faire comme si, et c’est mauvais, mais j’aimerais vous faire passer l’atmosphère, pour cela il faudrait que je recopie un passage, une phrase suffirait, pourtant, mais les phrases font quatre pages.

Les phrases font quatre pages et on s’en fout, si ça vous dit, lisez, je m’y mets : (Cliquez, c’est bien.)

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De la possibilitĂ© d’une Ă®le… infernale.

March 16th, 2009 | Category: Lectures

Les amis, 

bonsoir. (Il est 00h45.)

J’ai des cloques aux doigts, rapport aux bijoux.

C’est dur d’Ă©crire.

En plus, en 4 jours, j’ai lu 3 bouquins, je viens d’exploser mon record. (Je suis trop fière.)

Donc j’ai mal au cerveau, aussi.

Le premier, des bouquins, et je vous en parle quand mĂŞme, mĂŞme si je sais que ce qui vous fait cliquer ce sont mes histoires de cheveux et de crème hydratante (vous ĂŞtes superficiels), c’est La tentation d’un Ă®le, de Philippe Bartherotte.

Je sais que tout le monde en parle, et puis d’ailleurs je suis tout le monde, alors j’en parle aussi, y’a pas de raison.

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En exclusivité mondiale : comment créer un buzz familial

February 24th, 2009 | Category: Humeurs, Lectures

Vous vous ennuyez dans votre famille ? Vous cherchez à dynamiser les relations avec vos proches ? Votre téléphone fait le mort et ça vous déprime ?

Ballerines ou Converses vous livre la solution ! Faites comme moi, et glissez tout naturellement dans la conversation :

Cette semaine, on s’est plantĂ©s en scooter.

Si dans les quinze minutes votre mère ne vous a pas laissĂ© quatorze messages, alors vous ĂŞtes soit hyper chanceux, ou alors vous n’avez pas parlĂ© de votre blog Ă  votre famille, et pour cela je vous salue.

Bon moi, je vais voir si mon super buzz fonctionne.

Hasta la vista babies !

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Une semaine Ă  la campagne/part 1 : le choc des cultures

September 15th, 2008 | Category: Humeurs, Lectures

Donc, ce week-end, j’Ă©tais barrĂ©e en Auvergne (dans le Cantal, plus prĂ©cisĂ©ment), pour le mariage de potes, et que mĂŞme c’Ă©tait vachement bien.

On a beaucoup mangé, un peu bu, pris plein de photos et puis on a aussi appris plein de trucs.

On a essayĂ© de s’acclimater Ă  la rĂ©gion (oĂą Ă  part des volcans, y’a quand mĂŞme pas grand chose, ah si peut-ĂŞtre des vaches…), et faut bien avouer qu’on a beaucoup aimĂ©. C’est beau et calme, mais il manque deux-trois petites choses quand mĂŞme…

(LĂ , c’est le moment oĂą vous cliquez sur play pour regarder la vidĂ©o, soyez autonomes un peu, mince !)

Donc voilĂ , pour l’instant, c’est quand mĂŞme pas gagnĂ©.

Et sinon, toute la semaine vous devriez avoir le droit au récit de week-end auvergnat, parce que mes vidéos elles sont quand même trop cool.

Sur ces entre-fesses,

je m’en vais digĂ©rer un trizaquois.

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